Chapitre I*% p. lo, ligne lo, supprimez les mots : Vévéque
Chapitre I*', pp. 9 et 10. — Les petits froissements qui se produisirent entre le duc de Bouillon, Letellier et R. Lindet, commissaires du roi, et dont ne souffrirent pas cependant les intérêts du département, nous sont révélés par une lettre, de Thomas Lindet à son frère, que Ton peut reporter au 30 mai 1790.
« Je suis fâché, dit-il, des difficultés que vous éprouvez avec vos collègues : un prince oublie difficilement le ton d*un souverain : c'est une langue qu'il faut cependant désapprendre. Un apothicaire [M. Letellier] ne va pas toujours franchement au-devant de son homme; je crois bien que le vôtre a quelques portes de derrière..,
« Si vous nous mettez à portée d'avoir quelque correspondance, je prévois qu'elle sera un peu irrégulière et languissante. M. Buzot aura la prétention d'être le seul faiseur, et il est un peu paresseux et indécis... Je crois qu'il n'est pas sans quelque intrigue, de concert avec M. Letellier. Observez seulement de me passer une notice des lettres communes qui pourront être écrites de votre part. » [Correspondance de Th. Lindet, ij8g'i'jg2y publiée par A. Montier, dans la collection de la Société de l'histoire de la Révolution, p. 167.]
Chapitre II. A la fin de l'Assemblée législative, R. Lindet, fatigué de la politique, avait eu, un moment, l'intention de s'enrôler et de partir pour la frontière. Une lettre de son frère, datée du 3o août 1791, le dissuade de son projet, en ces termes :
« Quel projet vous m'annoncez ! mais j'espère que les électeurs de l'Eure vous fixeront à Paris. Le poste ne sera pas moins périlleux que la frontière. » [Correspondance de T7i, Lindet, p. 374.]
TABLE DES NOMS