‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 48 sur 201 · Rapport du 29 juin 1793 au Comité de salut public · texte numérisé non relu

Rapport du 29 juin 1793 au Comité de salut public

3. Mémoires de l'abbé Guillon de Montléon, t. I, ch. vu, p. 277.

4. Garât. Mémoires, édit. Maron. Paris, Poulet-Malassis, 1862, p. 264.

dont la conduite à Lyon a pu être connue de moi, je me croirais trop lâche et trop coupable si je ne citais ici avec honneur Robert Lindet. Il fut choisi pour cette mission parce qu'on espéra qu'il l'exercerait avec tous les ressentiments que pouvaient avoir allumés dans son âme, des brochures où il était atrocement diffamé, et qui avaient été écrites par des partisans de la cause des sections. Robert Lindet, en effet, se montrait quelquefois beaucoup trop sensible à ces diffamations ; mais sa colère la plus ardente, ses emportements les plus furieux, je les avais vus souvent s'abaisser et expirer devant des vérités et des sentiments de morale présentés à sa conscience ; et à Lyon ainsi que dans le Calvados, où il fut envoyé à son retour, s'il a pensé à ses ressentiments, c'est pour jouir de l'oubli qu'il en faisait ; il s'est conduit partout avec cette modération que la raison seule et la morale imposent aux passions sauvages de l'espèce humaine. »

Ce sera notre dernier mot sur la mission de Lindet à Lyon '.

I. Louis Blanc, Hist. de la Révolution ^ XI-4, parlant de la mission de Lindet à Lyon, écrit : a Vainement déploya-t-il une modération que la roideur bien connue de son caractère rendait encore plus remarquable en de pareilles circonstances^ les contrerévolutionnaires ne lui surent aucun gré de sa sagesse, dont un de leurs écrivains ne parle que pour la traiter de patelinage, » Guillon de Montléon, Mémoires, I, 375-276.

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