‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 28 sur 87 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

coûté cher! ([l aperçoit Bertrand.) Tiens ! un ours! ah I que je suis bête ! C'est un voyageur accompagné d'une malle! Dans cette forêt! On n'est pas plus imprudent !

BERTRAND

Chien de cadenas !

MACAIRE

Donnons-lui une leçon qui lui profite.

BERTRAND, se retournant.

Oh'! oh! Voilà un monsieur bien couvert! En avant l'argument sans réplique !

Il lire un pistolet de sa poche et l'arme.

MACAIRE, tire aussi un pistolet de sa poche.

S'il n'est pas gentil, gare à lui ! (Il s'approche.) Monsieur...

BERTRAND, le dos tourné.

Je vais t'en donner du monsieur, attends ! (II lu applique brusquement son pistolet sur la poitrine. ) La bourse ou la vie.

MACAIRE, délournant le coup et lui saisissant le bras.

C'est précisément ce que j'allais avoir l'honneur de vous demander.

BERTRAND

Ne rêvè-je pas?

MACAIRE

Cet organe !

BERTRAND

Cette voix !

MACAIRE

Bertrand 1

BERTRAND

Ma Caire .

MACAIRE

Mais tu n'as donc pas rendu tes comptes à la justice, comme je le craignais?

BERTRAND

Tu n'es donc pas défunt comme j'en avais peur ! Ombre de mon ami, viens dans mes bras. Il Tentraîne, Bertrand voit le pistolet près de sa figure et

pousse un cri.

MACAIRE

Rassure-toi, il n'est pas chargé!

Le mien non plus !

MACAIRE

Ce pauvre Bertrand ! toujours le même avec sa grosse figure bête !

BERTRAND

Cher Macaire! j'ai bien pleuré, val

MACAIRE

J'ai peine à te remettre! Toi qui autrefois avait la peau si blanche, un composé de lys et de roses...

BERTRAND

Mon ami!... C'est le chagrin!

MACAIRE

Qui t'a rendu noir !

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