‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 29 sur 87 · ACTE PREMIER • C · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER • C

BE RTRANU.

Non, c'est le charbon.

MAGAIRE.

Ah! tu fais maintenant dans le charbon.

BERTRAND

Oui je t'expliquerai... Mais toi il me semble que tu as engraissé... Vraiment, ta tête

Oui, ma tête a pris du corps...

BERTRAND

Ce cher ami! Je ne te quitte plus!

MAGAIRE.

Parlons un peu de nos affaires... Quelle est ta situation?

BERTRAND

Au moral, je n'ai pas le sou.

MAGAIRE.

Moi! (Il lui montre sa sacoche). Tu vois cette sacoche il y a dix mille francs dedans!

BERTR,AND, vivement.

Ce brave Robert! Nous sommes toujours assoclés... n'est-ce pas ! Quant à moi, je n'ai que ça.

MAGAIRE.

D'oii vient cette malle?

BERTRAND

Je l'ai trouvée là... qui prenait le frais.

66 ROBERT-MA.CAIRB

MACAIRE

Procédons à son autopsie.

11 brise le cadenas.

Quelle dextérité !... Gomme ce scélérat-là travaille bien !

Il tire un à uq les efTets du saltimbanque.

MAC AI RE

Une chemise de matelot!... un habit rouge! des bottes !■.. Ah ! je crois que voilà du gibier ! Non ! c'est une polonaise.

BERTRAND

C'est riche !

MACAIRE

Des petits paquets plies avec soin.. .(H ouvre.) Mais, ça démange... (il jette les .paquets à Bertrand.) Ah! des papiers !

Ils se gralleni tous les deux.

BERTRAND

Si c'était des billets de banque.

MACAIRE

Non!... Un certificat de bonne vie et mœurs. Avec ça on crève de faim !

BERTRAND

Où l'on va aux galères !

MACAIRE

C'est tout ! Nous sommes volés!

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