ACTE PREMIER • C
BE RTRANU.
Non, c'est le charbon.
MAGAIRE.
Ah! tu fais maintenant dans le charbon.
BERTRAND
Oui je t'expliquerai... Mais toi il me semble que tu as engraissé... Vraiment, ta tête
Oui, ma tête a pris du corps...
BERTRAND
Ce cher ami! Je ne te quitte plus!
MAGAIRE.
Parlons un peu de nos affaires... Quelle est ta situation?
BERTRAND
Au moral, je n'ai pas le sou.
MAGAIRE.
Moi! (Il lui montre sa sacoche). Tu vois cette sacoche il y a dix mille francs dedans!
BERTR,AND, vivement.
Ce brave Robert! Nous sommes toujours assoclés... n'est-ce pas ! Quant à moi, je n'ai que ça.
MAGAIRE.
D'oii vient cette malle?
BERTRAND
Je l'ai trouvée là... qui prenait le frais.
66 ROBERT-MA.CAIRB
MACAIRE
Procédons à son autopsie.
11 brise le cadenas.
Quelle dextérité !... Gomme ce scélérat-là travaille bien !
Il tire un à uq les efTets du saltimbanque.
MAC AI RE
Une chemise de matelot!... un habit rouge! des bottes !■.. Ah ! je crois que voilà du gibier ! Non ! c'est une polonaise.
BERTRAND
C'est riche !
MACAIRE
Des petits paquets plies avec soin.. .(H ouvre.) Mais, ça démange... (il jette les .paquets à Bertrand.) Ah! des papiers !
Ils se gralleni tous les deux.
BERTRAND
Si c'était des billets de banque.
MACAIRE
Non!... Un certificat de bonne vie et mœurs. Avec ça on crève de faim !
BERTRAND
Où l'on va aux galères !
MACAIRE
C'est tout ! Nous sommes volés!