ACTE PREMIER
îi qui il vient d'arriver un accident épouvantable .. Elle est un peu indisposée.
LE BARON
Est-ce qu'il n'y a personne ici pour lui porter secours ?
LE BRIGADIER
Ah ! dame ici, vous ne trouverez rien, mais si vous voulez aller jusqu'au prochain village, il y a-t-un vétérinaire !
MACAIRE
Un vétérinaire ?
LE BRIGADIER
Oui, monsieur... de première classe.
LE BARON
Eh bien, partons... C'est ce que nous avons de mieux à faire... chevalier!
MACAIRE
Général !
OÙ est donc votre domestique?
MACAIRE
Eh! mais, où est-il? Où est Spencer?...
BERTRAND, dans l'arbre.
Psst! Psst!
MACAIRE, l'apercevant.
Spencer! Eh bien... Qu'est-ce que tu fais là-haut
BERTRAND
Je cherchais des fraises pour madame !
78 ROBERT-MAGAJRR
MACAIRE
Veux-tu bien descendre tout de suite î
BERTRAND
Oui, monsieur.
Il deecend.
LE BARON
Et en route !
MACAIRE
Étourdi que je suis! J'allais oublier cette malle, jruit de mes recherches et de mes longs travaux! Elle renferme quelques végétaux, quelques minéraux et quelques capitaux.
LE BARON, virement.
Des capitaux ! Je m'en charge ! Donnez.
Oh : je craindrais de vous embarrasser! Mais, Général, cette forêt n'est pas sûre ! Messieurs les gendarmes, si ce n'était pas abuser de votre extrême obligeance, je vous prierais de nous accompagner jusqu'à la lisière du bois.
LE BRIGADIER
Très volontiers.
MACAIRE
On n'est pas plus aimable que ces messieurs. Savez-vous bien, Général, que je ne connais pas d'institution plus belle et plus utile que celle de la gendarmerie. (A part.) Enfoncés, les gendarmes I
BERTRAND
Enfoncés, les Gendarnries !
Tous sortent.
Rideau.