UN ÉLECTEUR
Moi à mon moulin.
Mme POTDEVIN, les repoussant.
Taisez-vous! Vous vous imaginez sans doute que parce que monsieur le maire, mon mari ici présent est une poule mouillée, vous allez compromettre
ainsi l'élection d'un député!... Mais répondez donc, M. Potdevin. Montrez qu'il y a des moments où l'oa peut vous prendre pour un homme!
POTDEVIN.
Mais, madame Potdevin... C'est que moi-même, je ne suis pas certain qu'ils vont arriver, ces deux candidats !
Mme POTDEVIN.
Ils ne peuvent se soustraire à leurs engagements. S'ils étaient déjàdéputés...je ne dis pas. ..Mais deux cantiidats !
POTDEVIN.
C'est juste I
M™e POTDEVIN.
Ne vous ont-ils pas écrit qu'ils seraient ici à midi pour faire leur profession de foi.
POTDEVIN.
Et honorer de leur présencele banquet que nous leur offrons... Oui... Seulement, je n'ai encore rien vu venir.
Si.
Quoi ?
j^me POTDEVIN.
POTDEVIN.
M™" POTDEVIN.
D'abord,, ce général de la grande armée, le baron Wormspire, avec sa fille, cette demoiselle si comme il faut... Ils ont changé de chevaux ici... et sont partis pour Paris !.
POTDEVIN.
C'est pas des candidats, ça.