Acte deuxième
ber,trand.
Nous ne prenons jamais que ces chemins-Iàl
POTDEVIN.
Et pendant que nous vous attendions sur la route vous êtes venus par là. . .
BERTRAND
Par la fen. . .
MACAIRE, lui écrasant le pied.
Parla ruelle !
POTDEVIN.
Par la ruelle aux oies !
MACAIRE
Oui.
POTDEVIN.
Elle mène à tout!
Vous l'avez dit, monsieur?...
M™° POTDEVIN.
Monsieur le maire...
BERTRAND
Vous en avez bien l'air.
MACAIRE, à part.
Ah Iça, pour qui nous prennent-ils ! (Haut). Et dites moi-.. Ce banquet... A quelle occasion?
jyjme POTDEVIN.
Mais vous n'avez donc pas reçu ma réponse ?
90 ROBERT-MACAIUE
MAGAIRE.
Le service de la poste est si mal falL
BERTRAND
Oui... comme dit mon ami, le service de la poste est bien négligé! Ainsi, tenez, monsieur... il y a vingt-deux ans que j'attends une lettre chargée, et elle ne m'est pas encore parvenue ! Tous les matins je descends attendre le facteur...
Mme POTDEVIN.
Voyons! voyons! vous devez vous rappeler que lorsque nous vous avons demandé de vouloir bien vous présenter à la députation. ..
MAGAIRE, bas à Bertrand.
La députation ! Mon rêve !
BERTRAND, à part.
Moi, mon rêve, ce serait d'être caissier !
Mme POTDEVIN, continuant.
Vous avez bien voulu accepter... et nous promettre de venir faire votre profession de foi...
BERTRAND, basa Macaire.
Foix! C'est dans l'Ariège... Il y a une grande prison. Tu te rappelles ?...
Mme POTDEVIN.
L'un comme libéral.
MAGAIRE.
Ah! ah!