‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 43 sur 87 · Acte deuxième · texte numérisé non relu

Acte deuxième

ber,trand.

Nous ne prenons jamais que ces chemins-Iàl

POTDEVIN.

Et pendant que nous vous attendions sur la route vous êtes venus par là. . .

BERTRAND

Par la fen. . .

MACAIRE, lui écrasant le pied.

Parla ruelle !

POTDEVIN.

Par la ruelle aux oies !

MACAIRE

Oui.

POTDEVIN.

Elle mène à tout!

Vous l'avez dit, monsieur?...

M™° POTDEVIN.

Monsieur le maire...

BERTRAND

Vous en avez bien l'air.

MACAIRE, à part.

Ah Iça, pour qui nous prennent-ils ! (Haut). Et dites moi-.. Ce banquet... A quelle occasion?

jyjme POTDEVIN.

Mais vous n'avez donc pas reçu ma réponse ?

90 ROBERT-MACAIUE

MAGAIRE.

Le service de la poste est si mal falL

BERTRAND

Oui... comme dit mon ami, le service de la poste est bien négligé! Ainsi, tenez, monsieur... il y a vingt-deux ans que j'attends une lettre chargée, et elle ne m'est pas encore parvenue ! Tous les matins je descends attendre le facteur...

Mme POTDEVIN.

Voyons! voyons! vous devez vous rappeler que lorsque nous vous avons demandé de vouloir bien vous présenter à la députation. ..

MAGAIRE, bas à Bertrand.

La députation ! Mon rêve !

BERTRAND, à part.

Moi, mon rêve, ce serait d'être caissier !

Mme POTDEVIN, continuant.

Vous avez bien voulu accepter... et nous promettre de venir faire votre profession de foi...

BERTRAND, basa Macaire.

Foix! C'est dans l'Ariège... Il y a une grande prison. Tu te rappelles ?...

Mme POTDEVIN.

L'un comme libéral.

MAGAIRE.

Ah! ah!

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