ACTE DEUXIÈME
Je parlerai donc tout seul. (Sonnette.) Citoyens il Fils d'ouvrier, ouvrier moi-même, j'ai toujours manié le marteau et la pioche ! Si vous me demandez mes titres à moi, pauvre prolétaire, je vous répondrai en vous montrant ces mains calleuses usées par le travail, ces bras tatoués par la souffrance... que ne puis-je me déshabiller devant vous, que ne puis-je, citoyens, me mettre à nu devant mes frères.
M™^ POTDEVIN.
Faut-il que je sorte?
MAGAIRE.
Rassurez-vous, belle dame, il ne s'agit ici que d'une figure !
mme POTDEVIN.
A la bonne heure.
BERTRAND, à part.
Il appelle ça une figure !
MAGAIRE.
C'est donc moralement que je me déshabillerai devant vous!.. Citoyens!., je n'ai iamai^ éfnrii-^ l'éloquence, cet art hmoile! ar s Vficflù' cln.me disait Ciceron mais au milieu du torrent dévasS! teur de l'hydre anti-social, qui semble sourdre autom^ de nous dans le chaos^des utopies Ttrogrades, produit incohérent d'un inextricable dédale d événements homogènes qui ont fait souffltr le vent ignifere de l'anarchie sur l'agglomération compacte des pouvoirs coïncidents... ^='''''"®^^"°^
TOUS
Bravo I
MACAIRE
Ce sera ma mission et je l'essaierai, citoyens .. de renverser ces doctrines subversives qui semblent aujourd'hui coulera plein bord sur les bases de l'édifice social et vouloir le saper jusqu'en ses profondeurs!... Est-il possible d'y arriver?
TOUS
Non 1 Non !
MA-CAIRE
Vous voulez sans doute dire : Oui ! oui!
TOUS
Oui! oui!
MACAIRE
A la bonne heure!
BERTRAND, à part.
Hein! comme il vous les mène, ce gaillard-là !
MACAIRE
Mais, citoyens, ce n'est pas tout.
Mme POT DE VIN.
Oh ! ce serait dommage !
MACAIRE
Je terminerai en vous disant : Citoyens I L'avenir c'est le futur...
TOUS
Très bien!