‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 6 sur 87 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

RÉMOND, BERTRAND, puis PIERRE.

RÉ.MOND, rcgardaiil on dehors.

En effet, je n'avais pas remarqué... Tout semble ici disposé pour une fête nuptiale... Tant mieux, cela nous distraira... .l'aim'! beaucoup les noces, moi.

BERTRAND

T'aimes les noces? .Mors puurquui ne te marieslu pas?

RÉMOND

C'est fait, il y a heau jour !

Il pri'^e ,

BERTRAND

Comment! Tu ne m'avais jamais parlé de ça! Et ta femme, est-elle heureuse ?

RÉMOND

Ma femme! Il y a dix-huit ou dix-neuf ans que je Tai plantée là, pour me soustraire à certaines petites poursuites judiciaires.

Et depuis ce temps, qu'est-elle devenue?

Pierre rentre et essuie la table avec les paquets que Bertrand y a déposés.

RÉMOND

Je n'en sais rien ! Est-ce que cela me regarde ? Je ne crois pas qu'elle ait fait fortune ! Sans doute, elle se sera retirée avec son fils dans quelque province!

BERTRAND

Comment, tu as aussi un fils?

R,ÉMOND

Dame! Un mariage d'inclination!

BERTRAND

Et depuis que tu la quittas, jama on ne t'en parla?

RÉMOND

Jama! jama!

BSRTRAND.

C'est singulia.

1 i ROBEBT-MACAII E

PIERRE, frappant sur l'épaule de Bertrand. Quand vous voudrez, messieurs, vous êtes servis !

BERTRAND, avec un cri.

Ah! mon Dieu!... que le diable l'emporte I

RÉMOND

Qu'est-ce que tu as ?

Écoute donc!... on n'est pas maître de ces ohoses- Ifi... J'ai cru que c'était un gend...

Réraond le fait taire. Ils vont à la table.

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