‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 73 sur 87 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les Mêmes, ELOA amenée par les demoiselles de la Noce. Eloa se met à genoux sur son père, occupé à donner des cartes, elle lui frappe sur l'épaule.

LE BARON

Eh bien? quoi? Hein? Qu'est-ce qu'il y a?

ÉLOA

C'est moi mon père...

LE BARON, sans la regarder.

Qu'est-ce que tu me veux?... Tu vois bien que je suis occupé. Je travaille!

MACAIRE

Cet ange vous demande votre bénédiction l

LE BARON

Ah! ah! Le roi!... Je te bénis, ma fille... (U se lève et bénit Éloa, puis il se rasseoit.) Atout, atOUt et atout !

BERTRAND, à part.

Comme ce gaillard-là bénit bien !

LE BARON

(Remarquant qu'Éloa a le bouquet et la couronne virginale . ) Tiens ! tu as remis ta fleur d'oranger?

132 ROBERT-MACAIHE

Oui, papa! J'ai pensé qu'elle pouvait resservir I

MAGAIRE, à part.

Qu'elle est belle !

LE BARON, continuant déjouer.

Le roi!

MAGAIRE.

Vous avez toujours le roi, beau-père, mais moi,

j'ai la reine.

Il prend Eloa dan? ses bras.

ÉLOA

Robert, où m'entraînez-vous?

MAGAIRE.

Tu le sais bien, friponne!

Il s'esquive avec Eloa.

UN DOMESTIQUE, entrant, bas à Bertrand.

M. Bertrand, les gendarmes.

BERTRAND

Les gendarmes !

LE BARON, à part.

Les gendarmes... c'est peut-être pour moi.

Il s'esquive avec les enjeux.

BERTRAND, aux invités.

Messieurs, nous ne craignons rien... Nous sommes tous d'honnêtes gens... mais ceux qui ont quelque chose à se reprocher, peuvent s'en aller... Voilà les gendarmes!

TOUS

oauve qui peut!

1 eut lo monde se sauve par les portes et par les fenciresdang le plus grand désordre.

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