‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 83 sur 87 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les Mêmes, le Brigadier, deux Gendarmes, puis ROGER.

ROBERT

Entrez, messieurs et mesdames... entrez! Venez admirer la Joëlle Akahiva! (A Bertrand.) Expliquezvous-même votre origine et vos qualités à ces dames et à ces messieurs.

BERTRAND, aux badaud S-

Messieurs et mesdames ! Telle que vous me voyez, je suis née native des bords de l'Ohio, qui est un grand fleuve de l'Afrique... ou de l'Amérique, je ne sais plus bien! J'ai quitté mon pays si jeune! Je parle couramment quatorze langues: le français, l'hébreu et le turc. Vous me direz que ça ne fait que trois... Les onze autres, je suis en train de les apprendre.

LE brigadier.

Très bien !

ROGER, arrivant de gauche.

Avec tout ça, pas plus de Robert que sur ma main

MACAIRE

Maintenant, messieurs, car cette fois nous ne nous adressons qu'aux messieurs, les personnes désireuses d'admirer la structure du mollet de mademoiselle Akahiva peuvent pénétrer dans l'intérieurde l'établissement... C'est dix sous seulement!

Et douze sous si l'on veut toucher ! Moitié prix pour les militaires !

Les spectateurs entrent dans la baraque.

LE BRIGADIER

J'ai envie d'entrer aussi! (A Roger.) Venez-vous? Puisque c'est moitié prix !

ROGER

Où ça?

LE BRIGADIER

Admirer cette grosse dame !

ROGER, regardant.

Attendez donc!... Mais oui!... Ce sont eux ! Ah! les brigands!

MACAIRE

Ah!

BERTRAND

Ah!

11 s'élance sur laharaqua.

Ils disparaissent. La foule empêche Roger e le briLçauier ue s'emparer d'eux. Roger et le brigadier entrent ucanmoins dans la baraque.

LE BARON

Mon pauvre fils! Il est perdu!

Page 1