‹ Robert Owen, 1771-1858Chapitre 19 sur 113 · Autobuxjrdjiliie. p. .'-iO · texte numérisé non relu

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l'adhésion d'Owcn à la Société littéraire et philosophique de Manchester. Il devient même membre du comité, et c'est dans une de ces réunions qu'il prend pour la première fois la parole en puhlic. On traitait la question cotonnière; sur la demande du président qui le prie de faire profiter l'assemblée de sa compétence en cette matière, Owen. ému et rougissant, prononce quelques phrases incohérentes, tout honteux, dit-il ', défaire apparaître ainsi son ignorance et sa gaucherie. (( Sanscetincident,ilestprobablequejeneme serais jamais hasardé à parler en public. » Peu à peu il acquiert des qualités de conférencier qui furent un de ses moyens les plus puissants de séduction et d'action. Du reste, même dans ce milieu d'hommes dont la culture et la capacité impressionnent sa modestie, Owen n'en développe pas moins, malgré sa timidité, ses conceplions personnelles et ses opinions subversives. Un jour que la discussion porte sur les découvertes deLavoisier etde Chaptal, il déclare que l'univers lui apparaît comme un vaste laboratoire, que l'homme n'est selon lui qu'un composé chimique plus compliqué que les autres. A partir de ce moment, on ne l'appelle plus que (( The philosopher loJio intended to make men hy chemistry ».

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