AUTORITAIRE ET COMMUNAL
Dans le quatrième essai sur la formation du caractère, le système d'éducation nationale ([u'Owen recommandait aux gouvernements se complétait d'un système, à peine esquissé, d'assistance par le travail. Ce système d'assistance par le travail est repris et précisé par Owen dans le rapport de 1817. De ce projet il n'est rien qui, sous une forme plaisante, donne un résumé plus exact que l'analyse satirique parue dans le Nain-Noir \ du 20 avril 181 7, sous le titre de « Plan de M. ÛAven en vue de développer le paupérisme )) : (( En présence de la misère grandissante, les réformateurs à la mode de Spence ont
1. The Black Dwarf, a London Weekly publication by T.-J. Wooler 2"^, p. 465, 507, vol. I, 1817 : M. Owen's plan for the growth of paupers.
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eu l'honneur de suggérer un nouveau remède pour mettre fin à cette désastreuse situation. Jusqu'à l'heure de sa mort, Spence avait été persécuté à cause de ses doctrines spencéiennes. Voyez les vicissitudes de la fortune : voici le plan spencéien de M. Owen, affiché, proclamé, puhlié à travers le pays. M. Owen réunit un meeting public pour discuter ce projet et met les noms des ministres en tête du Comité chargé de sa mise en pratique.. . De M. Owen nous ne voudrions rien dire d'irrespectueux. Sa philanthropie active et enthousiaste mérite les éloges. Il a eu le mérite de présenter au public un aperçu terrifiant de la détresse qui sévit et de faire appel à ce même public afin d'y apporter un soulagement immédiat. Il est possible qu'il croie à l'efficacité de son projet ; mais, s'il est capable de la moindre réflexion, il ne peut s'imaginer que ses patrons et ses amis actuels pensent comme lui. Le motif qui les a amenés (les ministres) à lui apjDorter leur assistance est toute autre : il faut quelque chose pour distraire, détourner ou éloigner l'attention publique des grandes questions de réforme et de la réduction des impôts. Peu importe à quel prix on atteindra ce but : que ce soit le droit de pétitionner ou celui de mendier, que ce soit l'établissement de banques d'épargne pour les malheureux qui n'ont même pas de quoi