L'EXPERIENCE DE NEW-HARMONV 2:W
quait. Comme on va le voir, la colonie Nowlîarniony offrait en fait le spectacle, non d'une communauté autoritairement organisée, mais d une société où régnait l'anarchie la plus complète, d'une société où chacun vivait à sa guise, où aucun ordre général ne présidait à la répartition du travail, où la production était abandonnée à l'arbitraire des bonnes volontés individuelles, où enfin la satisfaction immédiate des besoins n'obligeait pas les individus au travail, puisqu'elle était assurée, au jour le jour et sans souci de l'avenir, par les récoltes pendantes et les provisions accumulées.
Robert Owen était parti pour l'Europe dès après la proclamation de la Constitution. De son départ à l'automne de 1826 on n'a aucun renseignement bien précis sur la situation de la communauté. Mais en octobre la New-Hannony (Gazelle ' commence à paraître. C'est le Moniteur officiel de la petite colonie, mais un moniteur dont le libéralisme et le souci de la vérité sont remarquables ; aussi ce journal constitue-t-il une source jirécieuse d'informations et permet de suivre, jour par jour, les vicissitudes de l'expérience. La New-Harmony Gazette insère toutes les critiques qui sont adressées à l'administration de