L'EXPERIENCE DE NEW-HARMO-NV 24S
•convaincre les autres qu'il possédait seul le pouvoir (le leur procurer le bonheur social'. » La New-IIannony Gazette ajoute que les assemblées ne sont que (( des arènes d'orateurs combaltifs » et que- les rues présentent le spectacle habituel de <.^roiq)CS de causeurs paresseux. En effet, à New- Harmony, on parle, on discute, on ne travaille pas. On se trouve en présence, non d ouvriers laborieux, mais d'inventeurs de systèmes; on est préoccupé, non de la production des objets nécessaires aux besoins, mais de la reclierche d'une Constitution idéale.
Les renseignements, fournis au jour le jour par la New-Harmony Gazette, révèlent les difficultés incessantes que rencontre l'administration. Au commencement d'avril', la Gazette déclare qu" (( une communauté ne devrait pas au début comprendre plus de 20 à 3o personnes, parce que, si le nombre des associés est supérieur, il y a plus de chances qu'ils ne s'entendent pas ». L'administration publie des considérations et recommandations très suggestives sur ce qui se passait à New-Harmony^ : « On doit éviter les injures, les murmures et les conversations bruyantes ; on ne doit pas critiquer ni blâmer le