‹ Robert Owen, 1771-1858Chapitre 83 sur 113 · Id., p. 238, 19 avril · texte numérisé non relu

Id., p. 238, 19 avril

travail des autres ; on ne doit pas maltraiter les intempérants; on doit traiter avec une extrême patience les membres atteints de la maladie de paresse ; ceux qui se dérobent au travail méritent la pitié. On ne doit pas ressentir de colère à l'égard des femmes à cause de leur aversion pour le travail en commun ou lorsqu'elles braillent {sic), se querellent ou causent bruyamment. ))

A NcAV-Harmony, il semble que bon nombre de conuTiunistes soient atteints de la maladie de paresse. Un correspondant de la Gazette^ met le doigt sur le vice du système, lorsqu'il se demande s'il est possible, dans le nouveau système social, d'éveiller la conscience de l'individu de façon à lui laire sentir sa responsabilité ; il faut un motif déterminant pour exciter l'homme au travail physique : ce motif existe-t-il à New-Harmony ? Ne faudrait-il pas que chacun ait l'obligation d'exécuter une certaine somme de travail et que personne n'ait le droit de se mettre à table avant que cette tâche soit terminée .»* Or, à New-llarmony, on est libre de ne pas travailler, puisque les besoins peuvent être satisfaits indépendamment de l'effort accompli : la paresse de beaucoup profite de cette liberté. Les uns travaillent et les

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