‹ RoberteChapitre 2 sur 2 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Armand COLIN <& C'% Editeurs, Paris.

Sans mari, par M°« V. Le Coz. l vol. in-18 Jésus, broché 3 50

Sans mari se distingue de la plupart des études qu'on a tentées de la vie de famille contemporaine par une grande sincérité d'observation et la plus scrupuleuse honnêteté. C'est la vie d'une jeune fille, élevée dans un milieu mondain, industriel et parlementaire, qui mène une existence toute de plaisir, de luxe et d'élégance, et s'imagine que tout cela pourra suffire à remplir son cœur, à occuper son esprit. De nombreux personnages, très vivants et très finement observés, évoluent autour de l'héroïne; les affections, qu'elle dédaigne et qui s'épanouissent autour d'elle, la laissent longtemps à la solitude, et peu s'en faut que, parmi tant de prétendants, elle ne finisse par rester « sans mari ».

Ces tableaux de l'existence dans certains milieux de la société française contemporaine, exacts et souvent fort piquants, sont appelés à un vif et légitime succès.

Le Mystère de la rue Carême- Prenant, par A. RoBiDA. 1 vol. iii-18 jés., br. 3 50

Ce roman est un tableau savoureux de petite ville bretonne que les snobs ont découverte et sont en train de transformer en plage mondaine. Il n'y a rien de plus amusant que de voir l'ahurissement des bonnes gens de l'endroit devant le concours croissant d'un public à l'agitation duquel ils ne comprennent rien; il n'y a rien de plus pittoresque que ce spectacle de vieilles mœurs aux prises avec les modes nouvelles. C'est de la franche gaieté, claire comme le soleil, qui pousse sur de l'observation exacte.

M. Robida, le délicieux humoriste du crayon qui se double d'un conteur charmant, n'a pas besoin de charger ses personnages pour intéresser le lecteur. Ses traits, ses scènes, ses inventions sont des isiages de vérité. L'étude psychologique est poussée très loin, les types sont bien vivants : c'est de la belle et bonne comédie humaine.

Armand COLIN & C'% Éditeurs, Paris.

La Princesse, par Sophie Urbanowska (traduction R. Candiani). 1 vol. in-18 jésus, broché. 3 50

On suit avec émotion, dans ce roman, les angoisses d'une jeune fille au cœur très noble et de grand courage, qu'une défectueuse éducation et l'habitude du luxe ont mal préparée à vivre sans fortune. Elle s'aperçoit avec stupeur que son savoir, superficiel, ne saurait lui permettre d'occuper une place lucrative et finit par accepter une situation infime. Nous voyons l'immédiate transformation de la Princesse en une petite employée, le renversement de toutes ses idées, le froissement de toutes ses habitudes, ses souffrances, ses révoltes dans la maison étrangère où cependant l'on se montre bon pour elle. Elle lutte, elle persévère et, à force de volonté, elle arrive à trouver du bonheur dans une vie laborieuse, à la chaleur d'affections nouvelles.

Ce livre est d'un excellent enseignement, et la traduction lui a conservé toute sa saveur originale.

Les Trois filles de Pieter Waldorp,

par Jean Bertheroy. 1 vol. iii-18 jésus, broché. 3 50

La littérature contemporaine, après avoir longtemps négligé le grand public des jeunes filles, se met à les gâter; témoin ce frais et délicat roman que Jean Bertheroy vient de publier pour elles, sous le titre de Les Trois fiUes de Pieter Waldorp.

Une sœur aînée se sacrifie pour ses deux cadettes et trouve, dans l'accomplissement même du noble devoir qu'elle s'est imposé, une satisfaction intime et pure qui équivaut au bonheur. Rien de plus attachant que ce charmant récit, de plus vivant et de plus vrai que les personnages mis en scène par l'auteur, dans le décor exquis de la vieille ville hollandaise de Dordrecht. Jean Bertheroy a dérobé aux vieux maîtres hollandais le secret de leur charme intime et de leur fin coloris; ses héros semblent avoir été pris sur le vif et peints d'après nature. — Une belle leçon morale se dégage sans efîort de ce beau livre.

No 263.

.arracand, L^on Henri 2189 Roberte. 1S99. " Bii7R6

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