‹ Robinson Crusoe bouffonnerie musicale en un acteChapitre 4 sur 11 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

(A peine est-il parti, qu’Onézyphore reparaît, la t5te et les mains compli'tcment noires.)

ONÉZYPIIORE, seul.

Si, avant-hier matin, l’on m’avait ditque le surlendemain je serais nègre, j’aurais certainement parié contre; c’est ce qui prouve qu’on ne doit jamais parier qu'à coup sûr,., et encore ! Ce changement de couleur est la seule

que j’aie pu employer pour échapper à la vengeance de Piédouche... Heureusement que j’avais emporté, dans ma fuite et dans ma valise, quelques bâtons de cire Lemaire, comptant m’en faire un moyen d’existence à New-York. Vous ne connaissez peut-être pas la cire Lemaire ? Eh bien 1 c’est une composition dont on se sert pour la chaussure... Je ne sais pas si c’est bon pour les souliers, mais pour la figure... vous voyez I De cette façon, méconnaissable aux yeux de mon persécuteur, je deviens son confident, et une fois maitre du fusil... Je l’entends ! Feignons le sommeil de l’innocence !

fil so couclie sur la terre.)

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