III. — Nous sommes devenus la risée de TBurope
On croirait être vraiment au lendemain d'une bataille où nous aurions été écrasés.
On n'entend que des plaintes et des gémissements.
Les affaires sont suspendues ; le mouvement industriel et commercial est arrêté partout.
Les étrangers fuient ce pays livré à la plus folle, à la plus incompréhensible des guerres civiles.
Nous avons dégringolé tout d'un coup et nous sommes devenus la risée de TEurope, sans transition, sans raison.
Pourquoi? Uniquement parce qu'il a plii à une poignée de Youddis qu'il en soit ainsi, parce qu'il fallait qu'au moment où nous avions à tenir tête à l'Angleterre nous soyons démoralisés et réduits à l'impuissance, que nous ayons au flanc cette plaie faite à plaisir, qui nous empoisonne et qui nous longe.