II. — Bourgeois a trouvé moyen de se faire siffler
Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que Ton hue ces misérables partout où ils se présentent et qu'on les hué spontanément, instinctivement, sans entente préalable.
A son dernier voyage, Bourgeois a trouvé moyen de se .faire siffler dans une contrée où, nous disent nos correspondants, le respect de tout ce qui est officiel, de tout ce qui touche à l'autorité, est à Tétat de fétichisme.
Quant à Brissoi^, ce nom de Mazagran, qui rappelle' une des pages héroïques de notre histoire, ne semble pas lui avoir porté bonheur.
La manifestation impromptu dans laquelle les passants et les gens da quartier ont conspué l'hypocrite et larmoyant gredin qui a fait tant de mal à son pays, a eu le piquant et le charme de tout ce qui est improvisé.
« Nous ne vous connaissons plus, » disait Glemeoceau, en son beau temps, en apostrophant Ferry après Langson. c Nous ne voulons plus vous connaître... Ce ne sont plus des ministres que j'ai devant moi ; ce sont des accusés. »
Il semble bien que c'est làTaccueil que le Parlement réserve à cet abominable syndicat de coquins qui, époavanté à l'idée des comptes à rendre au pays, a retarde tant qu'il a pu la convocation des Chambres.
En réalité, la déroute de Langson, quelque douloureuse qu'elle ait pu être pour notre orgueil, n'était rieo à côté des désastres causés par ces ministres que Tile do Diable attend.