I. ^ Brisson paraît avoir été élevé à l'école des autruches
Tout ce que Brisson a imaginé pour éviter d'entendre les clameurs qui l'auraient suivi jusqu'à son banc ministériel, c'est de faire refouler au besoin jusqu'au rond-point des Champs-Elysées le peuple massé place de la Concorde.
Du moment que Ton criera : « A bas Brisson ! » ailleurs que sous son nez, il restera convaincu de sa popularité.
Ce huguenot '^parait avoir été élevé à l'école des autruches qui, à l'approche du danger, se contentent de se fourrer la tète sous Taile.
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Qa*on le conspue de près oa à distance, qu'on crie : tt Mort aux traîtres I » et : « Vive l'armée I » à l'A rc de Triomphe ou quai Malaquais, la manifestation n'eo sera ni plus ni moins significative.
Ce qui est important, ce n'est pas le point que la population aura choisi pour protester.
Tout l'intérêt de la journée porte sur la grandeur et Tunanimité de la protestation.
Pendant qu'il y était, il aurait pu tout aussi bien se mettre encore plus soigneusement à Tabri des haées des habitants de Paris, en transportant, comme lors de l'insurrection de 1871, les Chambres à Versailles.
C'est ce qu'a fait la Cour de cassation pour l'ami Zola, au moment de son second procès; ce qui ne Ta pas empêché d'être assailli, lui et son automobile, par des patriotes aussi furieux dans le département de Seine-et-Oise qu'ils l'étaient dans celui de la Seine.