III. — L'Allemagne a toujours recruté ses meilleurs espions
parmi les Juifs.
L'Allemagne trouvait que c'était encore trop.
La finesse gauloise sut plus d'une fois suppléer au manque d'argent et, en maintes occasions, la lourdeur germanique fut battue à plates coutures.
C'est ainsi que plusieurs attachés militaires allemands à Paris furent successivement pinces par nos agents en flagrant délit d'espionnage ; le colonel de Yuillaume, son successeur von Huehne, enfin le fameux Sch'warzkoppen si cher au Syndicat qui, étroitement surveillé depuis plusieurs années, se laissa bêtement prendre la main dans le sac avec son Dreyfus.
C'en était trop, décidément, et la Juiverie et TAllemagne atteintes du même coup, non seulement dans
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leur honneur, mais — ce qui les blessait beaucoup plus profondément — dans leurs intérêts les plus directs^ résolurent de se concerter et de s'unir pour tirer de nous une vengeance exemplaire.
L*entente fut d'autant plus facile à établir qu'elle existait déjà, et depuis longtemps.
L'Allemagne, en effet, a toujours recruté ses meilleurs espions parmi les Juifs de toutes classes^
Les petits Youtres se déguisent en colporteurs et se faufilent jusque dans les casernes et dans les forts» sous prétexte d'y vendre leur pacotille.
Les Juives, comme la Kaulla, se servent de leurs charmes, pour devenir les maîtresses de nos ministres de la guerre.
Les grands banquiers enfin, comme les fileîchrœder et les Rothschild, vendent àrAUémagne, en échange de sa protection, des secrets d'autant plus précieux, qu'ils les tiennent directement de ministres et d'hommes d'Etat, qui sont à leurs gages.
IV. — Guillaume II est, au fond, moins délicat sur les moyens
quft Bismarck lui-même.
On sait quelle intimité régnait entre Blei^^rœder et Bismarck, qui cependant méprisait profonoRnent les Juifs et ne se gênait point pour le dire tout haut.
(( C'est le seul Juif que Bismarck reçoive particulièrement, écrivait en 1868 le colonel Stoffel, le seul chez qui il consente à dîner. Il Vemploie comme chasseur aux renseignements, lui donne certaines missions de confiance, etc., »
Bismarck, s'il prisait fort Bleichrœder, ne dédaignait point cependant non plus les Rothschild, car dès 1853, il écrivait à Manteuffel :
<( J'ai remis à M. de Rothschild sa décoration pour non-chrétiens ; elle est de fort bon goût, et il se montre reconnaissant, quoiqu'il eût évidemment préféré être da nombre des porteurs de croix. IL n'a point de nouvelles
très récentes de TOrient, sinon qu'il est inexact qae les Russes soient déjà à Jouy, comme l'annonçait la dépèche télégraphique arrivée hier à Vienne. »
Guillaume II qui, en dépit de ses allures féodales» est peat-ôtre an fond moins délicat sur les moyens que Bismarck lui-même, ne connaîtra pas, sans doute, les scrupules un peu puérils du vieux chancelier, qui était d'ailleurs un peu jeune encore en 1853.
Le Kaiser n'hésitera pas à faire une large distribution de croix de fer, non seulement à tous les Rothschild, mais aussi à leurs domestiques, les Brisson, les Sarrlen et les Bourgeois, qui ont travaillé avec tant de zèle depuis trois mois pour la maison des HohenzoUern.
Ce sera pour eux une consolation.
Grâce aux efforts combinés de ces bons patriotes^ nous avons en effet toutes les chances de revoir bientôt les jours tragiques, les jours rouges de TAnnée terrible.
Une quinzaine d'années après le nouveau désastre, nous reverrons aussi s'acheminer encore vers cq qui restera de la France les espions de rAUemagne, ironiques et ioyeux, pareils à celui doi\t parle le lieutenant Froment q^ns son livre et qui disait en 1883 à une aubergiste^e Gérardmer chez laquelle il avait séjourné avant la^uerre :
— Gomme votre demoiselle a grandi depuis 1870 I
« L'espionnage en Allemagne et en France » ne contenait rien de significatif, sinon l'affirmation que le général Mercier et le général Chanoine auraient été arrêtés le 26 octobre, « si la Chambre, prise d'un irrésistible dégoût, n'avait pas vomi Brisson» le 25.
Cette contribution à Thistoire, « qui ne s'est pas réalisée», était d'ailleurs la partie la plus sérieuse de cette prolixe et filandreuse amplification.
Le grand Frédéric et Napoléon, le colonel Stoffel et
LirfiE OEUXIÈHE
1, Bismarck et Bleicbrœder n'y jetaient
ment.
ution de « croix de fer » k Brisson, à Sar-
irgeois était, elle-mfime, trop mal ame-
ovoquer autre chose qu'un haussement
avait tout k apprendre, pour manier l'iro-
inesse de Rochefort.
vîrs qui portaient le faix de la culpabilité
étaient d'ailleurs sur leurs fins.
ums témoignaient de leur faiblesse.
ies de fureur éplîeptique la masquaient
3 passé, les deux malades retombaient
a, précurseur de la crise finale.