‹ Rochefort?Chapitre 86 sur 112 · I. —Je ne songe en aucune manière à tirer vanité · texte numérisé non relu

I. —Je ne songe en aucune manière à tirer vanité

de ma divination. -

Je comprends rindignation qu'éprouvent iovLB les Français devant ce trio de coquins, qui a pour raison sociale : Loëw, Bard etManau.

Je m'explique les cris de dégoût qa*a soulevés le réquisitoire de ce misérable, qui semble goûter un atroce plaisir à insulter les généraux et les oMciers, qui ne sont pas représentés à la Cour de cassation et qu'on attaque, sans qu'ils puissent se défendre.

Il me sera permis cependant d'ajouter qu'il m'est bien difficile d'être aussi violemment ému que d'autres.

Il y a douze ans, en effet, que j'ai vu par les yeux de la pensée, que j'ai annoncé de la façon la plus précise et la plus claire, ce qui se passe aujourd'hui.

' Jï"^ J^~i -^ -^ rj liari .-^ - > yy jjif,; y «a ^y ■ ^..

Il n*y a donc là-dedans rien d*inattenda poar moi.

Je sais un pea dans la situation du médecin qui a révélé à un malade, qui se croyait encore relativement bien portant^ qu'il avait déjà les germes d'un cancer qai le rongerait.

Quelque temps après, on vient lui dire :

— Vous connaissez l'affreuse nouvelle? X... a un cancer.

— Il y a beau jour que je le savais.

— Mais ce cancer pue abominablement et ce malheureux qui est déjà à moitié pourri sera bientôt en danger de mort.

— Que voulez-vous que j'y fasse ! Si vous venez me chercher de la part de la famille, j'essaierai de la cautérisation au fer rouge... Autrement, je ne puis rien...

Je n'ai pas besoin d'ajouter que je ne songe en aucane manière à tirer vanité de cette divination, plus scientifique encore que prophétique.

Qaand on a assisté aux honteux spectacles qui se déroulent depuis plus d'un an devant la France consternée, on a le cœur trop serré pour que la douleur d'avoir vu soit diminuée par la vaine satisfaction d'avoir prévu.

II. — Les jaifs sont, d'iastinct, des voleurs et des traîtres.

Les lois sociales sont aussi rigoureuses, aussi inexorables, que les lois de la nature.

Il faut toujours en revenir à Téternelle question qui ouvre et qui clos le débat, à la question à laquelle Jaurès et ses amis n'ont jamais répondu.

Pourquoi voudriez-vous que tous les peuples, sans exception, à toutes les époques et sous toutes les latitudes, aient considéré le Juif comme un fléau public?

La France s'est constituée par des alluvions successives; elle a fondu dans le creuset où s'élaborait la Patrie définitive des hommes d'origine et de tempérament di£férents : des Poitevins, des Normands, des Bretons.

Pourquoi au moment de ce travail de formation aur

jlle, après une douzaine d'expériences on d'essais^

cissé absolumenl le Juif?

nrquoi i'aurait-elle jeté hors de nos frontières?

raison, tous la comprenez aujonrd'tini.

>DS les peuples ont agi ainsi, parce que les Juifs sont tinct des voleurs et des traîtres ; parce qu'Us ne ent pas être autrement qu'ils ne sont ; parce qu'ils incapables d'entrer dans aucune société régulière. s qu'on a fait d'eux de» citoyens, les Juifs ont com- :é à nous prendre notre argent, à l'aide d'escroies financières,

jonrd'hui, ils se servent de l'argent qu'ils notas ont ponr nous prendre notre honneur, pour mettre nos raux en présence de ce dilemme : ou révéler les se-

de notre information militaire ou avouer qa'ils des faussaires et des scélérats.

11. — Maniku est uoe a fripouilla » et Bard un « raté du journalisme t.

i Lœw, les Manau, les Bard, ne sont là-dedans que rapules épisodiques, des canailles instrumentaires. m, ainsi que je l'ai déjà raconté, s'était vendu à schild et avait étranglé l'Union générale, en comint une antre forfaiture.

lutre est une fripouille méprisée de tons, qui n'a 1 à se pousser dans la magistrature qu'en dénoDses collègues.

troisième, enfin, est une espèce de raté du journa- I) un gazelier famélique qui vomissait dans ua lal de province sur les croyances de la majorité des çais et que la Synagogue a récompensé de ses ser-

par un siège à la Cour de cassation, 1 les avait mis là pour faire ce qu'il faut, puisqae -es l'affirmation du traître, le procès devait être redans trois ans et que, depuis trois ans, on n'a pas mé un magistrat à la Cour de cassation, sans s'être ré qu'on pouvait compter sur lui.

Le rôle des firisson, des Sarrien, des Bourgeois a consisté uniquement à servir de rabatteurs à ce gibier de potence et à mettre l'affaire dans des mains, qu'on savait d'avance être des mains vénales.

Ont-ils eu peyr des démissions annoncées par quelques conseillers restés honnêtes ?

Ont-ils reculé devant cette énormîté de déclarer innocent et faire rentrer dans l'armée un traître, dont cinq ministres de la guerre ont affirmé la culpabilité sut leur honneur ?

Ce qui est certain, c^est que les vieux turpides n'ont pas osé aller encore jusqu'à la dernière infamie : ils se sont arrêtés à l'avant-dernière.

Il me semble difficile, maintenant, que les généraux ne parlent pas dans l'enquête et qu'ils ne disent pas :

« Tas de gredins, vous voulez savoir ce que nous avons gardé si longtemps secret par patriotisme? Nous en avons assez. Voilà dans quelles conditions on a découvert le crime de Dreyfus... »

L'opinion, qui a été si fidèle à ces braves gens, qui s'est identifiée en quelque sorte avec eux, qui s'est associée à leurs angoisses, ne comprendrait plus leur silence à l'heure actuelle. ••

Drumont criait qu'il était prophète. Il se proclamait un « voyant ».

Douze ans plus tôt, il avait vu, par les yeux de la pensée, ce qui devait se passer le 29 octobre 1898.

« Barbe-à-Poux » ajoutait avec modestie qu'il ne songeait en aucune manière à en tirer vanité.

Le prophétisme de Drumont présentait d'ailleurs cela de particulier, qu'il avait attendu Tarrêt de la Gourde cassation pour se manifester. Il n'apparaissait pas, en effet, dans les factums fidèlement reproduits dans ce volume et dans ceux qui l'ont précédé chronologiquement .

Drumont s'y affirmait bien prophète ; par exemple,

dans son article du 9 septembre 1898 ; mais c'était pour annoncer de nouvelles journées de septembre, organisées cette fois, non contre les aristocrates, mais contre les tenants de l'innocence de Dreyfus.

En fait de journées de septembre, il n'y en -avait eu qu'une, qui méritât d'être rapprochée de celles de 1792, celle du 16 septembre 1898.

Encore n'avait-elle vu tomber qu'une seule victime. Et, par surcroît d'imprévu, cette victime était innocente des efforts en faveur de Dreyfus. C'était l'Impératrice d'Autriche!

« Barbe-à-Poux » avait jugé d'ailleurs que « c'était bien fait » (1).

Mais cette facile satisfaction de l'attentat « du douzième arbre » n'était pas d'un prophétisme transcendant.

Est-on « voyant », pour s'être frotté les mains à l'enterrement de M. Garnot, ou pour avoir répété : « Le roi, l'âne ou moi, nous mourrons »?

Oh que nenni !

C'est là du prophétisme, trop à la portée du commun, pour qu'il mérite la plus légère des distinctions i au « bon cœur » qui en est doué.

Toute « L'Avant dernière infamie » était de l'acabit i le ce demi-prophétisme de l'exorde, qui était absolument de la famille des « demi- aveux » au capitaine Lebrun-Renault.

Il y avait, à la troisième partie dufactum, un autre trait de prophétisme,' non moins remarquable que le premier.

a D'après l'affirmation du traître, le procès devait ôtre revisé dans trois ans et, depuis trois ans, on n'a

(1) Voir Le Lieutenant-Colonel Henry? page 60 et page 118.

pas nommé un magistrat h la Cour de cassation, sans s'être assuré qu'on pouvait compter sur lui. »

Trop dé prophétisme nuit. Gelui-là sentait une fabrication hâtive.

D'ailleurs, à bien examiner ce bibelot prophétique, le prix de son authenticité, au cas ou celle-ci n'aurait t)as fait de doute, ne serait revenu que pour « compte à demi » à « Barbe-à-Poux », son camelot.

Vous aviez, en effet, ô Drumont I émule de Jérémie, - qui aviez vu, depuis douze ans, ce qui se passerait le 29 octobre — eu l'occasion de percer à jour le machiavélisme des Charles Dupuy et des Ribot, des Bourgeois et des Méline, au fur et à mesure que ces présidents du Conseil avaient rempli la Cour de cassation « de crapules épisodiques et de canailles ins- Irumentaires » ayant tait serment de reviser le procès du traître.

Que ne l'aviez- vous fait alors !

Ah, c'est à ce compte, que vous auriez pu revendiquer une belle place parmi les prophètes.

Je sais bien que vous direz que vous n'y avez pas pensé alors et que vous n'avez fait la remarque qu'après.

C'est une excuse ; je l'admets d'autant plus volontiers, qu'elle est sincère.

Encore convient-il de remarquer que vous êtes kifkif avec les plus naïfs contemporains des Dupuy et des Méline, des Ribot et des Bourgeois, qui, comme vous, n'y avaient pas pensé, et qui, après vous avoir lu le 30 octobre, ont rendu hommage à votre « voyance ».

Mais ce en quoi vous n'êtes pas kif-kif avec eux, c'est par le toupet.

S'il suffit d'une forte dose de ce fameux « culot » dont vous parliez familièrement à Déroulôde le3octo-

ROCHSFORT 15

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bre et qui s'appelle « houptza » en hébreu, pour ôtre prophète, oh, alors vous Tètes, ô Drumontl , L'avant-dernière infamie était suivie dans la Libre Parole par le « manifeste du groupe antisémite » reproduit ci-dessous :

I. Nos agriculteurs abandonnent les champs, qui ne peuvent plas

les nourrir.

A rheure de la crise que traverse la France, il nous a paru nécessaire qae le groupe antisémite nationaliste delà /Chambre dise hautement devaot le pays ce qu'il est et ce qu'il veut.

Nous le dirons simplement et brièvement.

Nous croyons, en effet, que toutes les phraséologies bruyantes et vides, toutes les déclamations pompeuses et démodées sur le péril césarien, le complot militaire, l'alliance du sabre et du goupillon laissent le pays parfaitement indifférent et ne provoquent guère qu'un haussement d'épaules.

La France voit ce qui est; elle juge d'après ce qu'elle voit. Elle a conservé les qualités d'énergie et de travail qu'elle avait autrefois.

Elle a accepté sans protester les sacrifices qui lui ont été demandés dans l'intérêt de la Patrie.

Elle s'aperçoit aujourd'hui que ces sacrifices ont été inutiles.

Les dilapidations financières nous mènent à la banqueroute.

Les marchés du monde se ferment devant notre in* dustrie et notre commerce.

Nos agriculteurs, victimes des spéculations et des coups de bourse des accapareurs et des agioteurs, Juifs et judaïsants, abandonnent les champs qui ne peuvent plus les nourrir.

Nous avions espéré un moment avoir reconquis notre situation en Europe, grâce à Talliance russe qui, il y a deux ans, avait été saluée par tant de cris de joie.

La satisfaction que nous éprouvions alors a fait place au décoaragement profond, que cause à tous les hommes de cœur le spectacle de notre drapeau, traîné dans la boae, de notre armée insultée partons les stipendiés de la Jaiverie, de nos chefs militaires traités de misérables et de faussaires par une bande de Juifs alliés à rAlle^magne.

Tous les partis politiques, tous les groupes parlementairé^s s'accusent mutuellement d*étre responsables de ce lamentable avortement de tant de généreux efforts.

Ils ont raison jusqu'à u,n certain point, puisqu'ils ont tons été au pouvoir et qu'ils on^ tous contribué à créer la navrante situation dans laquelle le pays se débat.

Plus justes ou plus indulgents pour eux qu'ils ne le «ont envers eux-mêmes, nous ne les accusons pas.

Nous cherchons la cause véritable du mal, la cause iBiliaie et essentielle.

' Cette causé, c'est Tintroduction dans Torganisme français d'un nouvel élément : le Juif^ dans la constitution d'une oligarchie financière cosmopolite complètement, étrangère à nos traditions nationales.

Cette oligarchie est devenue la maltresse chez nous, et les derniers événements ont prouvé qu'elle avait à la fois assez d'audace et de puissance pour imposer sa volonté à des gouvernants qui ne détiennent que l'apparence et l'ombre de l'autorité.

II. — Nous ne voulons plus être gouvernés par les Juifs, que la patriotique Algérie a repoussés de son sein.

Nous n'entassons pas de grands mots vains, comme ceux qui nous combattent; nous n'agitons pas des fantômes.

Nous sommes les représentants de cette race française, dont les facultés maîtresses furent le bon sens et le courage ; nous disons simplement à nos concitoyens:

fc Regardez! Réfléchissez I Concluez!

» 11 y a cent ans, il n'y avait pas de Juifs en France.

ispace de cent ans les Juifs, une fois qu'on rt les portes, sont devenns les maîtres de 3osBèdeDt les deux tiers de ta fortune na- :upent les plus beaux hAtels et les plus i&teaux. En réalité, gr&ce à l'argent qu'ils i l'ûde d'opérations Qnancières plus on }res,- ils disposent de tons les ressorts de

maintenant quel usage font les Jaifs de la

à fait monstrueuse, excessive, disproporlur nombre, qu'ils possèdent chez nous, irs a commis un crime abominable ; il a li les secrets de la défense nationale. La st pas douteuse; elle a été reconnue par ^oerre, elle a été attestée de la façon la lar cinq ministres de la guerre différents empérament, d'esprit : le général Mercier, ot, M. Cavaignac, le général Zurlinden, le :

line. I

ayer la réhabilitation impossible de ce

les Juifs n'ont pas bésité à troubler et à ; ils ont organisé dans ce but un véritable rnational. S'il s'était agi d'un ouvrier ez-vouB que l'on aurait constitué ud sya-j es journaux, inondé les villes et les cara-l cbures et mis en mouvement la presse do ? >

lulons plus élre gouvernés, dépouillés, Juifs que la patriotique Algérie a déjà ren sein.

18 être tes maîtres chez nous. .

qui inspire le groupe antisémite naUona> imbre et il faut croire que cette idée est loup de bons Français, puisque le cri d'A

/ retentit partout; puisque, de tous les cevons des paroles de sympathie, de fétiencouragement.

le ceux qui, il y a quelques mois encore, ne

m-V|' ■!»»■-• r-'-tr'^l

partageaient pas complètement notre manière de voir, viennent maintenant à nous, en reconnaissant que les faits nous ont donné raison et que c'est nous qui sommes les défenseurs de la justice suciale et de la véritable démocratie, de la démocratie des champs comme de celle de l'atelier.

Étranger à toute ambition basse, à toute préoccupation étroite de parti, laissant à ses membres une indépendance absolue, le groupe antisémite nationaliste place avant tout les intérêts de la Patrie.

C'est pour servir ces intérêts sacrés qu'il croit nécessaire et urgent de délivrer le gouvernement républicain des influences juives qui le perdent, de délivrer la France entière du joug des Juifs, qui nous déshonorent et nous pillent.

Vive la France ! Vive l'armée ! A bas les Juifs et les Judaîsants I

Pour le groupe:

Le président : Edouard Drumont, député d'Alger.

Le vice-président : Général Jacquey, député des Landes.

Le secrétaire : Morinaud, député de Constantine.

Ce manifeste suivait de quatre jours « l'Appel au peuple français », portant l'attache de la « Ligue Antisémitique de France », avec les signatures de son président Drumont et de son « délégué général » Jules Guérin.

Son émission manifestait l'impuissance de « l'Appel au peuple».

Elle était un document des plus significatifs, à ce point de vue.

C'était, du reste, toute l'utilité de ce manifeste.

Il ressemblait au factum de « Boubou », « Le romancier Bard »» quand il prétendait répudier c toutes

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les phraséologies bruyantes et vides, toutes les déclamations pompeuses et démodées ».

Il n'y avait, en effet, que du bruit et de la déclamation, dans ce manifeste vide d'idées.

Il ne laut pas, d'ailleurs, s'en étonner.

Les triumvirs, dont le nom terminait ce piètre document, étaient^ en effet, des braillards et des éaergumènes.

Ils l'avaient prouvé au palais Bourbon le 25 octobre, et allaient le montrer maintes fois au cours de la session législative, au grand dam de leur réputation.

Ce manifeste sentait les plus mauvaises odeurs de Drumont. Il fallait avoir le goût de la charogne, pour s'y plaire.

Echappons à la nausée qui s'en dégage : oublions* la, en regardant cabrioler <c Boubou ».

Rocheiort était tout aussi furieux que Drumont.

Il épanchait violemment sa bile sur le Cour de cassation, dans « Je le tiens, je le garde, » publié par ; y Intransigeant du 31 octobre.

I. —Au lendemain >àe sa condamnation, Dreyfus a su que les judaïsants allaient élaborer la loi de révision.

Le crime est consommé.

Seulement il est cent fois plus effroyable qu'on n'aurait pu le supposer.

La Cour dont Manau est le leader n'a pas seulement décidé que la demande de revision du procès de 1894 était recevable.

Elle s'est déclarée compétente pour instruire à nouveau l'affaire Dreyfus, en se réservant le droit d'innocenter elle-même le misérable, au lieu de le renvoyer devant un second conseil de guerre, qui le condamnerait certainement.

Gomme ils le savent coupable et qu'ils veulent à tout

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prix — « à tout prix » est le mot — Tempêcher de retourner à Tile du Diable, ils s'appuieront sur la loi de 1895 relative à la revision des procès criminels et dont rarticle 445 est ainsi conçu :

« Si l'annulation de Tarrèt à Tégard d'un condamné

Tivant ne laisse rien subsister qui puisse être qualifié

crime ou délit, aucun renvoi ne sera prononcé. >

Cet innocent paragraphe, œuvre de Reinach et de

; Trarieux, n'a été glissé dans la loi, il y a trois ans, que

\ pour la libération de Dreyfus.

De là cette parole énigmatique du traître :

« Dans trois ans, mon innocence sera reconnue. » Au lendemain même de sa condamnation, il a su que lesjudaïsants de la Chambre et du Sénat allaient éia- ; borer la loi qui permettrait^ en effet, aux félons de la coar soprème de le proclamer innocent, sans que les : juges militaires pussent le faire recomparaitre devant eux. Cet article 445 est simplement la suppression du jury, j des tribunaux correctionnels et des conseils de guerre, lesquels sont tous remplacés par la volonté de Bard, de ! Lœw et de Manau.

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