SCÈNE IL GLtOI^ÂTRE, LAOmCE
CUtoPATKB.
V!ennent-ils , nos aipants?
Ils approchent , madame * t On lit dessus leur front Tallégresse de l'âme i L'amour s'y fait paraître avec la majesté.
Et suivant le yiefi ordre en Syrie usité , D'une grâce en tous deux tout auguste et royale. Us viennent prcndrç ici la coupe nuptiale , Pour s'en aller ^u temple , au sortir du palais. Par les mains du grand prêtre , être unis â jamaU'. C'est là qu'il tes attend pour bénir l'alliance. Le peuple tout rayi par ses vœux le devance, Et pour eux â grjand$ cri3 demande aux immortels Tout ce qu'on leur souliaite au pied de leurs autels « Impatient poyr eux que la cérémonie Ne commence bientôt , ne soit bientôt finie* Les Partlics à la foule aux Syriens mêlés ^ , Tous nos vieux dlfféi'cnds de leur âme exilés \ Font leur suite assez grosse <» et d'une voix commmie Bénissent à l'envi le prince et Bodogune.
Mais je les vois déjà : madame , c'est à tous A commencer ici des spectacles si doux.
1 «f Cette description que fait Laonice , toute simple qu'elle mit , me paraît un grand coup de l'art; elle intéresse pour les deux époux : c*est un i>eau contraste avec la rase de Cléopàtre. Ce moment excite la crainte et la pitié ; et voilà la vraie tragédie.» ( Foitoir#.)
2 u On sent assez la dureté de ces sons, arand fritri, être ; il est aisé de substituer le mot de porUifû, » (Voltaire.}
5 « Il faut enfouU, n (Voltaire.) —- Ou plutôt dont la fûulê. Ce morceau, pour le oiouvement ei Us idées, a pu serviras modèle au récit de Cléone, dans Àndrwiaqui (act. V, se. ii).
4 Ce vers, qui forme une proposition absolue» ne se détache pas suffisamment et jette sur la phrase quelque obscurité. Ce qui fait dire maligBêment à Voltaire m qu'il semble que ces diférends •oient de la Mite. »
ACTK V, SCÈNE III. Pâ
SCRNElU.
CLÉOPATRE* ÂKHOCBUS, RODOGCMi, ÔfiOKt&i LAONIGEi mwvK w partvi» bt m smBMk
Approchez , mes enfenti? en l'asMW MtcHièlfS^ Madame , dans DMo caarvon tiellt dë|* |M>iir UHey Et je crois que ce nom ne von» déplaira pas.
Je le chérirai mène m delà du ti^s^
Il m'est trop doux , madaine , el unA l*bftnr qa« yéspèfê4
C'est de vous obéir et respcctef tn mère»
CLÉOrAISE.
Aimez-moi seulement ^ tous aDet étM rois^
Et s*il faut du respect, c'âst mol qbl ?ou» le dois.
AirrfOGBi».
Ah! si nous recevons la saprâme paissance.
Ce n'est pas poar aontar dé votre otiétosance i Vous régnerez ici quand itoilk y ré$n9rmm^ Et ce seront vo» M» que- ïmai y dainief oui.
CLÉOPATM;
J'ose le croire alini; bmI» prenei: volnf place r Il est temps d'avancer ' ce qa'H fiai que Je fasse. ( Ici Antiochus s^àsnêd dmw ii^ fenAêUii^ RodogwHJtt à «f gaucherènminu fûn^, et Ciéùpé»reàM& ér^iâe, maié en rang infériewr, H qui mmrtfite (fiteifut in^kHâ» Oronte s*agsied aussi à m gauthe de Rodogune, avec lu même différence; et CUepétre^ atp^hàmM qnHU'ft'en^ nent leurs places, parle a VoreiUe^êe^Laonite, qUv^éà va quérir une coupe de vin empoisonné. Apres qu'elle est partie, Cléopàtre continue :
Peuple qui m'écoutez , Parthes et Syriens, Sujets du roi son frère , ou. qui fûtes les miens.,, Voici de mes deux fils celui qu'un droit d'atncsse- Êlève dans le trône , et domie à la princesse. Je lui rends cet État que j'ai sauvé pour lui. Je cesse de régner ; il commence aujourd'hui.
i Avancer est-il id pour hâter ou pour ewpKqutr ?
Told TMre roi , pcdjple, et iRiià «MIC 1 THcx posr les sertir, respedes-les tovs i Âfmn If t , et bovcx, sTl est bcsoto, p«
Orame, voBS TOfes arec quelle fn Je leur icimIs ce povwir dont je m 2 Prêtez les yem an leste ', et TOfvcz les elMs Sahrre de poiM ca potet les tnités de b paix.
( Lmimiee revieni arte une coi^ à la mutin, }
votie slBiéi'llé sij nit asMs panllre, e, et j*CB feni fédt an ioi 1
LHyBien est nulnlenaiit notre pins cher sood. L'nsafe reot, mon fils, qu'on le u m a i en c e id : Beceves de ma main la eoepe nuptiale , Pour être après unis sons la loi conjugale ; Puisse-t-ellc être un gage, envers votre UKHtié , De TOtre amour ensemble et <ie mon amitié I Asmoanis , ( prenant la eonpe. ] Oel! que ne dois^e point aux bontés d'une inére!
CLÉOTA-RK.
Le temps presse , et Totre heur d'autant plus se diffère.
Aimoanis, ( à Rodo^ne. ) Madame , hâtons donc ces glorieux moments :
Void rheureux essai de nos contentements.
Mais si mon frère était le témoin de ma joie...
CLKOPAnE.
Ccst être trop cruel de Touloir qu'il la voie :
Ce sont des déptoisirs qu'U faH bien d'épargner ^
Et m douleur secrète a droit de l'éloigner.
n m'avait assuré qu'il la verrait sans pebie. Mais nimporte, achetons.
1 « Poorqnoi dit-on prêter PoreilU, et que prêter Uê ^tiUB n'est pas français ? If est-oe point qu'on peut s'empêcher à toute force d'entendre, en détournant ailleurs son attention , et qu'on ne peut s'«dnpéeber de voir quand on a les yeux ouverts?» (roltoire.)
t II semble qui! tatrait â« âTépargner,