‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 103 sur 136 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les Mêmes, ROGER BONTEMPS.

ROGER BONTEMPS, entrant gaiement .

Ah! ah!... Je vous y prends, tous deux!. Je commence, aujourd'hui, mon métier hasardeux De mari, contre qui le monde entier complote!... Dois-je me hérisser, tout de suite, en pelote?... Je me ferais du tort, en étant si pressé... Et, d'abord, je ne suis encor que fiancé...

Gentiment, à Anne-Marie.

Donc, souffrez qu'à genoux, comme sur les images,

Le fiancé dépose à vos pieds ses hommages.

Aïe! aïe!... au risque d'attraper un tour de cœur...

Après s'être agenonillé, il se relève vivement.

Voilà!

ANNE-MARIE

Comme vous dites tout d'un ton moqueur!

C'est parce que je crains qu'un ton grave effarouche Le sourire Jéger que j'aime sur ta bouche... Je la veux toujours souriante, à tout moment... Le meilleur de l'amour, c'est de s'aimer gaîment!

A Toinet.

Retiens ça, toi petit, pour ta noce prochaine!

TOINET.

Oh! moi!

Quoi? Tu n'es pas de ceux qu'amour enchaîne? Patience!... A ton âge, on dit ça, c'est connu!... Ton tour viendra plus tôt que le mien n'est venu...

TOINET.

Ça, non! Je ne crois pas qu'un jour je me marie!

ROGER BONTEMPS, regardant tendrement Anne-Marie. Mais si!... Tu trouveras une autre Anne-Marie!

TOINET.

Je ne crois pas!

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