ACTE III, SCÈNE II 20f
Et parce qu'il a cru voir que je le souhaite... Il est devenu riche, il a trouvé charmant D'unir ma solitude à son isolement.
Au soir d'une jeunesse au hasard dispersée!
Brusquement.
Ce matin, il ne m'a même pas embrassée... Non, il s'est contenté de ma main dans sa main... Tu n'aurais pas attendu, toi, jusqu'à demain... Plus je me ressouviens et plus je me rassure... Non, non... Il apprendra notre amour sans blessure.
TOINET.
Ah! si c'était possible!...
Oui, crois-moi... Maintenant, Tu verras... Je me sens déjà t'appartenant... Reste ici, près de moi... là... Nous allons l'attendre Et nous lui sourirons d'un sourire très tendre. Si tendre qu'il sera déjà comme un merci... Nous lui raconterons notre aventure... Et si ' Mon père voulait faire encor le difficile, Lui s'arrangera bien pour le rendre docile...
TOINET.
Voilà que ton espoir me gagne peu à peu...
Advienne que pourra, quand on fait ce qu'on peut! Mais...
ANNE-MARIE
Non, non, pas de « mais» !... La chose est décidée!, Tu verras!... Je ne suis pas même intimidée, Tant je suis sûre...