‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 110 sur 136 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

Que, dans la parenté, tout le monde est content... Un neveu bien appris doit consulter sa tante...

Madame la baillive, alors, n'est pas contente?

LE BAILLI

Il n'est pas question de la baillive.

Si, Car, sans son ordre exprès, que feriez-vous ici?...

LE BAILLI

Plaît-il?

Oseriez-vous jurer?... Ce n'est pas elle Qui, pour cette démarche, a fouetté votre zèle?... Qui vous a dit : « Ce mariage est un affront » ? Et mis votre chapeau, là, bien sur votre front, Sur votre noble front de mari débonnaire?... Et vous avez cédé, vous, comme à l'ordinaire...

LE BAILLI

Ah çà... Vous étiez donc dans notre appartement?...

r'OGER BONTEMPS.

Laissez-moi vous donner respectueusement,

En souvenir d'un éphémère cousinage,

Un conseil... Comment! vous! un si grand personnage,

Un homme d'un savoir, d'un mérite inouï.

Qui, par delà Vougeot, se fût épanoui...!

Car il est bien certain. Monsieur, qu'on vous évince.

En vous laissant dans un bailliage de province...

LE BAILLI

Vous croyez!

Si je crois. Monsieur!... Si je le crois!... Vous auriez illustré la cour des plus grands rois. Vous avez tout pour vous, jusqu'à cette élégance. Qui sait prendre, au besoin, certains airs d'arrogance... Mais rien qu'à la façon dont vous vous rengorgez. Du haut du tribunal, quand vous interrogez. Le coupable, à genoux, voudrait vous rendre hommage. Vous avez tout, rien ne vous manque... C'est dommage Que vous ayez aussi ce petit bout de nez. Par lequel trop de nos grands hommes sont menés!...

LE BAILLI

Quoi ?

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