‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 111 sur 136 · ACTE 111, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE V

La baillive, hélas ! vous mène. .. on s'en rend compte.. .

LE BAILLI

Ça se voit?

Ça se voit et puis ça se raconte, Bien sûr!... Votre prestige y perd...

LE BAILLI

Que voulez-vous?

Elle parle très fort...

Et vous filez très doux!...

Il faudrait justement que ce fût le contraire...

LE BAILLI

Quand elle intime un ordre, allez vous y soustraire?... Elle est terrible...

Eh! soyez-le... je vous permets...

Cousin!

Oui, par malheur, je n*oserai jamais!... Sans quoi!... Si vous saviez comme je vous envie!

Moi!

LE BAILLI

Sans en avoir Tair, Monsieur, j'aime la vie!... La baillive m'éteint, mais, je vous en réponds, Je préfère, aux papiers qu'on froisse, les jupons!...

Allons donc!

LE BAILLI

Malgré moi, la jeunesse m'attire...

Au temps des dieux païens, j'aurais été satyre... Je le serais encor, si je n'étais bailli Et marié!...

Qui? vous?

LE BAILLI

Mon cœur n'a pas vieilli!

A merveille!... Eh bien, fort de cette confidence.

Je vous dis : « Il n'est pas trop tard, entrez en danse !

Ne vous occupez pas de la baillive!

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