‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 2 sur 136 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

D'ailleurs; car, ne voyant personne sur la porte, L'homme qui voulait boire a pris le bon parti : Pendant que nous nous disputions, il est parti.

FANCHÔN.

Et c'est assurément le mieux qu'il pouvait faire !

PERRETTE

Maître Rondelet, seul, n'y fait point son affaire.

FANCHON

A la fin de l'année, il n'y paraîtra pas,

Pour cinq ou six deniers de moins dans son vieux bas !

Avec ce qu'il possède il est bien assez riche,

Voyons !... C'est pain bénit quand d'un verre on le triche,

Tandis qu'heureux et rond, sur les coteaux voisins,

Il se chaufiFe au soleil qui mûrit ses raisins.

PERRETTE

Le fait est que sa vigne et son hôtellerie. Tout lui a gagne »!... Ah ! je ne plains pas Anne-Marie! Et, bien qu'elle ait pour père un gros pansu rougeaud. C'est le meilleur parti peut-être de Vougeot.

FANCHON

Tu peux en être sûre, et de tout le bailliage. Encore !

Montrant Anne-Marie invisible.

Tu la vois qui lit sous le feuillage! Elle profite aussi de ce qu'il n'est pas là, Car maître Rondelet n'aime guère cela, Qu'on demeure les bras et les jambes croisées.

Toutes les deux se croisent Iras et ianïbes. Paraît Rondelet.

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