‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 3 sur 136 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

FANCHON, PERRETTE, RONDELET, puis UN Paysan.

RONDELET

Je m'en doutais!... Toujours à bâiller aux croisées! Il suffit qu'un instant je sorte, adieu balais !... On se repose, ici, comme dans un palais.

PERRETTE

Mais...

FANCHON

C'est que...

RONDELET

Je sais, oui... J'arrive à la seconde Où, par hasard, vous regardiez passer le monde... Toutes les fois, d'ailleurs, c'est comme un fait exprès !. La seconde d'avant, la seconde d'après,

— Je connais le refrain, — je vous aurais trouvées, L'une astiquant à fond ses tables bien lavées. Et Tautre, çà et là, pour le plaisir des yeux,

// montre Fanchon.

Fanchon, piquant des fleurs d'un geste gracieux!...

Les deux servantes cependant se sont remises au travail. En attendant, sitôt moi dehors, rien ne bouge...

FANCHON

Si l'on peut direl

RONDELET, montrant sa langue.

Sauf le petit chiffon rouge..

PERRETTE

Dame !

FANCHON

Tiens!... Voulez-vous qu'on serve des repas. Quand il ne vient personne, aux gens qui n'y sont pas ?

RONDELET

Je vous l'ai dit cent fois pour une!... Je me tue

A vous le répéter... Il faut qu'on s'évertue!

Une table, un dressoir ne luit jamais assez!

Polissez-le sans cesse et le repolissez.

Comme vous dit Roger Bontemps, quand il est ivre !

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