‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 23 sur 136 · ACTE I, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIII

PIQUEPRUNE.

Je préfère.

LE BAILLI, timidement.

C'est son droit.

LA BAiLLivE, au hailU, Taisez-vous!

PIQUEPRUNE.

Je le veux sur-le-champ !...

Sinon.

ROGER BONTEMPS, à latailUve.

Vous entendez, Madame, ce marchand?...

Il ne vit que pour son argent!... Que c'est peu sage!... Au lieu d'être ravi qu'on dise, à mon passage, En voyant ces habits si beaux, si gracieux, Que, d'ailleurs, je m'efforce à porter de mon mieux. Pour séduire au matin la blonde, au soir la brune: « Il n'est d'habit, vraiment, que de chez Piqueprune! »

LA BAILLIVE

Monsieur Roger Bontemps a raison.

ROGER BONTEMPS, à Piquâprutie.

Là, tu vois !

A la haillive.

J'ai gagné mon procès, puisque j'ai votre voix, Madame!

La haillive sourit et minaude.

PIQUEPRUNE.

Heureusement, la cause étant pareille, Que le bailli n'entendit point de cette oreille...

LA BAiLLivE, avec mèpHs, au bailli.

Vous avez condamné, vous!

LE BAILLI

Mais...

LA BAILLIVE

Ah !... c'est plaisant!.

Vous avez condamné Monsieur!...

A Roger Bontemps,

Appelez-en!...

Au bailli.

Vous dormiez ce jour-là, sans doute...

ROGER BONTEMPS, à part.

Elle exagère!

LA BAILLIVE

Vraiment, à condamner, la Justice est légère!

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