ACTE I, SCÈNE II
Il a certainement lu ça dans quelque livre... Allez, venez! Trottez, frottez!... Avec amour!... Soyez tout au travail, dès la pointe du jour. Jusqu'au soir, et, s'il faut, jusqu'à minuit qui sonne ! Ne vous souciez pas qu'il ne vienne personne!... Mais ayez le pied leste et les doigts diligents. Vous verrez qu'à la fin ça fait venir les gens !
Un paysan apparaît avec deux paniers.
Que disais-je ? Un client !
Rondelet s'empresse.
Tout à votre service.
LE PAYSAN
J'ai là, dans ce panier, de la belle écrevisse... Voyez-moi ça... C'est gros!... C'est magnifique!
RONDELET
LE PAYSAN
J'en ai peut-être une centaine.
RONDELET
C'est trop peu.
LE PAYSAN, montrant V autre panier .
Et ce brochet?
Peuh !
RONDELET
Combien?
LE PAYSAN
Une livre la livre.
C'est pour rien.
C'est trop cher.
LE PAYSAN
Ma foi, comme il faut vivre, Le tout pour un écu... Je suis conciliant...
RONDELET
Non, non...
FANCHON, à Perrette.
Ben, si c'est ça qu'il appelle un client! Toutfs deux rient.
LE PAYSAN
C'est parce que c'est vous I
RONDELET
Merci ! Grand bien te fasse !
LE PAYSAN, referman t ses paniers .
Allons ! Tant pis pour vous !... Je Tirai vendre en face...