Rois et serfs
Une vieille Iradilioii historique s'attache au souvenir de Louis X le Hutin et de Philippe -V le Long son frère et jette encore sur leurs noms un peu efTacés un vague éclat. Ils passent pour avoir tour à tour prescrit sur leurs terres l'afîranchissement des serfs. Tel aurait été l'objet de deux " ordonnances » fameuses, datées la première du 3 juillet 1315, la seconde du 23 janvier 1318. Que ces actes, en apparence si considérables, n'aient obtenu en pratique que de médiocres résultats, nul aujourd'hui ne le conteste : le servage a subsisté sur le domaine royal bien des siècles après la mort de Phihppe le Long. Et l'on s'accorde généralement à reconnaître que des préoccupations d'ordre financier beaucoup plutôt que je ne sais quelles idées égalitaires inspirèrent les deux rois : ils ont, comme disait Mably, « fait un commerce de la liberté » ^. Mais quoi que l'on pense de leurs motifs, et de leurs succès, il demeure communément admis qu'ils ont offert la franchise, sur leur domaine tout entier, à tous leurs serfs.
Etudiant depuis plusieurs années le servage dans l'Ile-de- France, j'ai rencontré sur mon chemin les ordonnances libératrices. J'ai d'abord soumis les textes eux-mêmes à un nouvel examen. Mais j'ai bien vite reconnu que la critique des textes proprement dite ne suffisait point. Les lettres royales du 3 juillet 1315 et du 23 janvier 1318 n'ont tant frappé les historiens que parce qu'ils leur attribuaient, à tort, une originahté qu'elles n'ont point. S'ils avaient mieux connu un certain nombre de faits, plus anciens, touchant les rapports de l'administration royale avec les serfs du domaine, ils auraient réduit ces docu-
1. Observations sur l histoire de France, éd. de 1823, t. II, p. 314.
menls illustres à leur juste i)orlée, qui est assez mince. « Rois et Serfs )> : c'est un chapitre jusqu'ici trop négligé de l'histoire financière des Capétiens. J'ai cherché à l'écrire. On verra, je l'espère, que les actes de Louis X et de Philippe V n'y forment qu'un épisode, le plus célèbre certes, mais non pas le plus important.
Depuis les premiers temps du servage, des serfs ont habité les terres de la Couronne. Les derniers d'entre eux ont vécu sous Louis XVI qui, en 1779, leur donna la liberté. Pour répondre pleinement à mon titre, j'aurais dû embrasserune immense période de temps. Il va de soi que je n'y ai point songé. Mais entre quels termes chronologiques devais-je m'enfermer ? Cette question m'a paru singulièrement embarrassante. L'histoire des institutions est faite d'une série d'évolutions continues, parfois presque insensibles. C'est une matière fluide, qui se prête mal aux moules que nous prétendons lui imposer. Néanmoins il fallait trouver des limites. Voici celles que j'ai adoptées.
Comme terme final, l'avènement de la branche des Valois en 1328. Je ne me dissimule pas tout ce que l'on peut dire contre un pareil choix. Philippe VI en arrivant au trône n'a pas apporté avec lui de méthodes administratives nouvelles. Mais, du moment qu'il fallait se résigner à une démarcation artificielle, la plus simple m'a semblé la meilleure. Aussi bien présente-t-elle un avantage : le règne de Charles le Bel n'ayant été marqué, du point de vue qui nous occupe, par aucun fait notable, les lettres de Louis X et de Philippe V apparaîtront à la fin d'une étude dont le premier objet était de les expliquer.
Le point de départ ou mieux les points de départ se sont offerts plus naturellement. Les rois exigeaient de leurs serfs certaines redevances ; à l'origine leurs procédés de perception ne différaient point de ceux qui étaient en usage sur les terres seigneuriales ordinaires ; ils n'ont pris un caractère particulier que depuis l'époque où s'est créée une administration plus forte et plus complexe, et vraiment royale ; le règne de Philippe- Auguste. Par ailleurs les rois concédaient des affranchissements ;
or, les premiers grands acLes de liberté qu'ils ont octroyés se lient au mouvement communal, dans son plein épanouissement ; ils datent des tout derniers jours du règne de Louis VI et surtout du règne de Louis Vil. Philippe-Auguste, d'une part, Louis VI et Louis VII de l'autre se placeront donc au début des pages qu'on va lire.
La politique suivie par l'administration royale vis-à-vis des serfs du domaine n'est pas demeurée toujours pareille à ellemême. Après la mort de saint Louis se sont produites des modifications remarquables. On inventa alors, pour tirer soit des droits serviles soit des affranchissements plus d'argent c[u' autrefois, des méthodes entièrement nouvelles. A mesure que j'avançais dans mes recherches, cette transformation m'est apparue avec une clarté de plus en plus vive. C'est pourquoi je me suis décidé à partager mon étude en deux livres d'ailleurs très inégaux ; le premier (le plus court), s'arrête précisément à la mort de saint Louis. J'espère que les faits eux-mêmes sembleront justifier cette division.
Mes sources ont été en première ligne les archives de la royauté capétienne, ou du moins ce qui en reste : le Trésor des Chartes, dont les registres réservent encore aux chercheurs tant de richesses inédites, les registres du Parlement, les débris du dépôt de la Chambre des Comptes. Je les indique ici avec une brièveté qui peut-être surprendra. Mais à quoi bon répéter, de seconde main, les renseignements cjue les érudits ne seront pas embarrassés de trouver dans des ouvrages ou mémoires bien connus d'eux ?
Ces archives, il est vrai, présentent bien des lacunes ciui tiennent tantôt à la façon dont elles nous ont été transmises, tantôt à leur nature propre ; et ces lacunes ont souvent déterminé dans le détail les limites mêmes de mon trarail. Quand on écrit une histoire telle que celle que je prétends raconter, il faut s'arrêter à chaque pas pour examiner les documents, comme autant de témoins suspects, afin de ne
pas prendre leur silence, né de circonstances accidentelles, pour une preuve négative. Mais ces discussions critiques ne seraient pas à leur place dans une introduction. I^lles doivent se lier intimement au récit, qu'elles commandent ; elles apparaîtront chaque fois qu'il faudra expliquer une ignorance ou justifier une incertitude.
Je ne pouvais songer à explorer de fond en comble le champ immense des sources locales. J'ai fait des sondages dans les publications imprimées, touchant les régions cjui m'ont semblé avoir particulièrement intéressé, du point de vue ([ui est le nôtre, les gens du roi. Comme dépôts d'archives, je n'ai dépouillé que ceux de l'Ile-de-France ; très riches en renseignements sur la condition des serfs en général, ils ne m'ont absolument rien donné sur les rapports des rois avec les populations servîtes ^.
Le travail que je présente aujourd'hui à la Sorbonne et au public avait été rédigé une première fois plusieurs années avant la guerre, mais sous une forme sensiblement différente, et beaucoup plus brève. Il ne devait alors consister qu'en une sorte d'introduction critique aux textes émanés de Louis X et de Philippe V. Surtout je ne le concevais, dans toute la force du terme, que comme une thèse complémentaire. Je comptais en effet publier en même temps, à titre de thèse principale, un •ouvrage plus vaste ciue j'intitulais en pensée : Les populations rurales de V Ile-de-France à V époque du servage. J'y aurais retracé, dans un cadre régional, l'évolution du servage telle qu'après d'assez longues recherches je suis arrivé à me la figurer. La pré-
1. .l'aurais voulu dépouiller au moins les principaux d'entre les cartulaires ou recueils de titres laissés par les chapitres ou abbajes de Laon et de Soissons. Ces églises possédaient des serfs en commun avec le roi ; elles les faisaient « exploiter » par les collecteurs royaux ; elles autorisaient (contre indemnité) les connnissaires délégués par les rois à les alîranchir. Cette co-i)ropriété a dû laisser dans les charlriers ecclésiastiques des traces, qu'il serait intéressant de relever. Malheureusement la plupart des manuscrits qu'il eût lalki consulter sont conservés aux Archives Départementales de l'Aisne ; l'occupation allemande a à tel point désorganisé ce dépôt que je n'ai pu obtenir communication des cotes que j'avais demandées (avril 1920). J'ai dû me borner à lire, d'ailleurs sans beaucoup de ])rofit, les cartulaires conservés aux Archives Nationales (S. Médard de Soissons. LL l'i21), à la Bibliothèque Nationale (chapitre de Soissons : latin WH'j et S. Médard, latin 998(3), à la Bibliothèque de la Ville de Laon (S. Martin de Laon : ms. 582).
sente étude en eût formé, non pas certes un chapitre détaché, mais comme une annexe, ou (je ne trouve pas de mot meilleur) comme un complément.
Les circonstances ont retardé terriblement l'exécution de mon plan. Elles m'ont incité à faire paraître isolément cette pièce enlevée au tout dont elle ne devait être qu'une partie. Mais, en reprenant pour une nouvelle rédaction le mémoire écrit depuis si longtemps déjà, j'ai été conduit peu à peu à en creuser plus profondément le sujet ; ses dimensions sont demeurées restreintes ; mais sa portée maintenant dépasse, si je ne me trompe, celle d'un simple commentaire critique sur deux documents. Malheureusement, de cette transformation il est résulté un sérieux inconvénient.
Un exposé de la politique des rois vis-à-vis de leurs serfs ne peut se passer de quelques indications générales sur le servage. Il ne suffit point de parler de mainmorte, de formariage, d'affranchissement ; encore faut-il expliquer ce que c'est. Qu'est-ce c^ue le servage ? élucider cette grande question, tel devait être précisément l'objet essentiel de l'ouvrage que je comptais consacrer aux populations de l'Ile-de-France. Selon mon premier dessein, l'étude que je publie aujourd'hui se serait appuyée constamment sur cet ouvrage. Maintenant ce secours lui manque. J'ai dû y insérer cjuelques développements sur les institutions serviles. J'ai pris soin d'y citer toujours les principaux d'entre les textes qui justifient mes affirmations. Mais une discussion critique, sur ces points pourtant très controversés, eût été hors de propos. Elle eût demandé, pour être menée comme il convient, une place beaucoup trop considérable. J'espère pouvoir la reprendre un jour, en son lieu. Je n'ai pas renoncé à mes anciens projets. Pour l'instant, je suis obligé de demander parfois un peu de crédit. C'est le but et l'excuse des détails personnels c[ue je viens de donner.
INI. Jordan avait bien voulu lire le manuscrit de mon travail sous sa première forme. 11 m'a suggéré alors une correction
précieuse dont j'ai fait mon profit. M. Langlois l'avait lu également. 11 m'a donné à cette occasion la preuve d'une bienveillance dont j'ai plusieurs fois senti les elîets. Mais ce que je lui dois surtout est d'un caractère plus général. Je serais ingrat en ne rappelant pas ici la belle série de ses études sur les anciennes archives de la Chambre des Comptes. Elles m'ont constamment servi de guide. Ce n'est pas assez dire : sans elles la plupart de mes recherches n'eussent pas été possibles, ni même concevables. Voilà de longues années déjà que je travaille sous la direction de M. Pfister. J'ai reçu son enseignement à l'Ecole Normale et à la Sorbonne avant de le retrouver dans son cher Strasbourg, comme doyen. Indiquer que je suis son élève, c'est exprimer en peu de mots tout ce que je dois à ses conseils, à son inlassable bonté, à cet esprit de mélhode et d'exactitude qui est l'àme de son enseignement. Son nom eût été inscrit en tète de ces pages si, obéissant à un sentiment profond qui sera compris de lui, je ^n'avais tenu à dédier ma Ihèse à un autre de mes maîtres qui me donne ses leçons depuis bien plus longtemps encore ^.
1. Tout travail d'érudition est, dans une très large mesure, œuvre de solidarité. Au cours de mes recherches et plus tard encore j "ai reçu bien des secours précieux, et contracté trop de dettes de reconnaissance pour pouvoir énumérer ici tous mes créanciers. ^lais je m'en voudrais de ne pas remercier tout particulièrement M. Henri Slein qui a très aimablement exécuté pour moi des collations fastidieuses, et mon ami ^I. Edmond Perrin qui, en m'aidant à relire mes épreuves, m'a rendu plus légère une tâche difficile et ingrate.
INTRODUCr [ON BIBLIOGRAPII [QUE
Je ne prétends pas donner ici sur l'histoire des serfs royaux, moins encpre sur l'histoire du servage, une bibliographie « complète ». Ce serait une entreprise immense et chimérique : car les sourcrs sont dispersées à l'extrême. Quelciues indications sur les procédés de référence adoptés, — et la liste des manuscrits ou ouvrages imprimés le plus souvent cités, voilà ce qu'on trouvera ci-dessous. Je n'ai eu qu'une ambition : rendre, dans le corps du livre, les renvois aussi simples et aussi clairs qu'il était possible.
§ 1. — Sources manuscrites.
J'ai indiqué en abrégé les deux manuscrits suivants :
1^ Formulaire de Guillaume le Prêtre : Bibliothèque Mazarine, ms. 1319.
Ce formulaire, ou Stilus litterarum, étudié et publié en partie par Tanon, Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, 32 ii, p. 197-273, jut composé en 1290-1291 par un notcdre de Vofficialité de Paris, Guillaume le Prêtre, pour servir de guide à ses confrères.
2° Journal du Trésor du Louvre : Bibliothèque Nationale, latin 9783.
Etudié par Borrelli de Serres, Recherches sur divers services publics, II, p. 108 suiv. ; va dans son état actuel du 18 mars 1298 cm 31 décembre 1301 (les premiers feuillets, commençant au 1" janvier 1297 sont perdus).
Les documents conservés aux Archives Nationales sont indi-
H) IXTlîOUUCTIOX BIBLIOGRAPHIQUE
qués par leurs cotes, sans que les mots Archives Nationales soient répétés chaque fois ; toute cote d'archivé commençant par la lettre ou la double lettre de la série (K. J, JJ, etc.) doit donc être considérée comme se rapportant à ce dépôt.
Les mots latin, français, nouv. acq. franc., Clairambault, etc, désignent les différents fonds du Cabinet des ^Manuscrits de la Bibliothèque Nationale.
§ 2. — Sources imprimées et Lilléraiure i.
Ici, comme dans tous les renvois dans le corps du volume, les imprimés sont cités sans indication de format, s'ils sont in-8 ; — sans indication de lieu d'impression, s'ils ont été imprimés à Paris.
A. — Recueils généraux.
Ordonncuices des rois de Frcmce de la troisième race, 21 v, et 2 V. de tables, fol. 1723-1849.
Recueil des historiens des Gaules et de la France. 24 vol., fol. 1737-1904 (Histor. de France).
B. — Archives centrales de la royauté : recueils de documents et critique des sources (Chambre des Comptes; Parlement ; Trésor des Chartes).
Les Actes du Parlement, éd. Boutakic (Archives Nationales. Inventaires et Documents). 2 vol. in-4, 1863-1867.
Brussel 2. Xouvel examen de V usage général des fiefs en France pendant les XI^. XI F, XI IF et XIV^ siècles, 2 vol. in-4, 1750 3.
H. F. Delaborde. Etude sur la constitution du Trésor des Chartes, dans Layettes du Trésor des Chartes (Archives Xatii>nales. Inventaires et Documents), Y, in-4, 1909, p. i-ccxxiv.
P. Guilhiermoz. Enquêtes et procès. Etude sur la procédure et le fonctionnement du Parlement au XI V^ siècle, in-4, 1892.
1. Les abréviations, employées au cours du livre, et qui pourraient faire difTiculté, sont indiquées entre parenthèses.
2. Cité avec les recueils de documents sur les archives centrales de la royauté, parce que je n'ai eu à m'en servir que pour les documents qu'il contient.
3. La première édition est de 1727. J'indique ici celle dont je me suis servi.
Inventaire d'anciens comptes royaux dressé par Robert Mignon sous le règne de Ptiilippe de Valois, p. par Ch. V. Lan- GLOis (Recueil des historiens de la France. Documents financiers, l) in-4, 1899. (Mignon).
Les Journaux du Trésor de Charles IV le Bel, éd. Jules ViARD (Documents inédits), in-4, 1917.
F. Kern. Acta imperii Angliœ et Frcmciie ab a. 1267 ad a. 1313. Tiibingen, 1911.
Ch.-V. Langlois. Registres perdus des archives de la Chambre des Comptes de Paris. Sotices et extraits des nmnuscrits de la Bibliothèque ScUioncde, XL (1917), p. 33-399.
Ch.-V. Langlois. Textes relatifs à Vhistoire du Parlement de Paris (Collection de textes pour servir à V étude et à renseignement de r histoire), 1888.
Layettes du Trésor des Chartes (Archives Xationcdcs. Inventaires et Documents), éd. A. Teulet, J. de Laborde, E. Berger, H.-F. Delaborde, 5 vol. in-4, 1863-1909.
Les monuments historiques. (Cartons des rois), éd. J. Tardif (Archives Xcdionales. Inventaires et Documents), in-4, 1866 ^.
Les Olim, éd. Beugnot (Documents inédits). 4 vol. in-4. Paris, 1839-1848.
J. Petit. Essai de reconstitution des plus anciens mémoriaux de la Chambre des Comptes de Paris, ca^ec préface de Ch.-V. Langlois (Bibliothèque de la Faculté des Lettres de V Université de Paris, i. 7). 1899 (Petit, Mémoriaux).
C. — Recueils d'actes roycnix : catcdogues d'actes royaux ; monographies de rois de Frcmce.
H.-F. Delaborde. Recueil des actes de Ptiilippe- Auguste (Chartes et diplômes), I, in-4, 1916.
L. Delisle. Catalogue des actes de Philippe-Auguste, 1851. A. LucHAiRE. Etude sur les actes de Louis VII (Histoire des
1. Cité ici pour plus de simplicité, bien que la série factice créée aux Archives Nationales sous le nom de Monumenls historiques ait été constituée surtout avec des documents empruntés aux archives ecclésiastiques ; les Cartons des rois renferment principalement des actes royaux, provenant de ces archives.
institutions monarchiques de la France sous les premiers Capétiens. Mémoires et Documents), loi., 1885.
A. LucHAiRE. Louis VI le Gros. Annales de sa vie et de son règne. 1890.
Petit-Dutaillis. Etude sur le règne de Louis VII L (Bibl. de VEc. des Hautes-Etudes, i. 101). 1894.
D. — Cartulaires ; recueils de documents et ouvrages relatifs à Vhistoire loccde.
Archives anciennes de la ville de Saint-Quentin, éd. E. Lemaire. 2 vol. loi. Saint-Quentin, 1888 et 1910.
Cartulaire de l'abbaije de Saint-Père de Chartres, éd. B. GuÉ- RARD (Documents inédits). 2 vol. in-4, 1840.
Cartulaire de V église cathédrale Sainte-Croix d'Orléans, éd. Joseph Thillier et Eug. Jarry (Soc. archéol. de V Orléanais, Mémoires XXX) , Orlécms, 1906.
Cartulaire de V église de Notre-Dame de Paris, éd. B. Guérard. (Documents inédits). 4 vol. in-4, 1850.
Cartulaire de Notre-Dame de Chartres, éd. E. de l'Epinois et Lucien Merlet. 3 vol. in-4. Chartres, 1862-1865.
Documents relatifs au Comté de Champagne et de Brie, éd. AuG. LoNGNON (Documents inédits). 3 vol. in-4, 1901-1914 (Longnon, Documents) .
Histoire du Languedoc, nouvelle édition. Toulouse, 14 vol. in-4, 1873-1889.
Le livre des serfs de Marmoutier, éd. A. Salmon et Ch. L. Grandmaison. (Soc. archéol. de Touraine. Mémoires XVI). Tours, 1864.
Le livre rouge de V hôtel-de-ville de Saint-Quentin, éd. H. Bouchot et Emm. Lëmaire (Société académique de Saint-Quentin) , in-4. Saint-Quentin, 1881.
Polyptyque de Vabbé Irminon, avec des Prolégomènes, éd. B. Guérard. 3 vol. in-4. Paris, 1884 ^.
1. Cité surtout à cause des documents postérieurs à l'époque carolingienne qu'il renferme et que n'a pas reproduits l'édition, meilleure pour le texte même du Polyptyque, donnée par M. A. Longnon. (Soc. de Vhisl. de Paris), 2 vol., 1895.
G. Thaumas de la Thaumassière. Les anciennes et nouvelles coutumes locales du Berrij et de Lorris, ïol. Bourges, 1679.
E. — Documents juridiques divers.
Philippe de Beaumanoir. Coutumes de Beauvaisis, éd. Am. Salmon. (Collection de textes pour Vétude et V enseignement de Vhistoire). 2 "vol. 1899-1900.
Formulae merovingici et karolini œvi, éd. Zeumer. (Monumenta Germaniœ historica ; Legum, s. V), iu-4, Hanovre, 1886.
F. — Travaux sur Vhistoire de la royauté ou Vhistoire des classes rurales.
A. Artonne. Le mouvement de 1314 et les chartes provincicdes de 1315. (Bibliothèque de la Faculté des Lettres de Paris, f. 29).
Félix Aubert. Nouvelles recherches sur le Parlement de Pcuis. Période d'organisation. Nouvelle Revue historique du Droit, XL (1916), p. 62 et 229, XLI (1917), p. 48 et 181 (Aubert, youvelles recherches) ^.
Marc Bloch. Blanche de Castille et les serfs du chapitre de Paris, Mémoires de la soc. de Vhistoire de Paris, XXXVIII (1911).
Borrelli de Serres. Recherches sur divers services publics du XIII^ auXVII^ siècles. 3 vol., 1895-1909 (Borrelli de Serres).
G. BouRGiN. La commune de Soissons et le groupe communal soissonnais (Bibl. de VEc. des Hautes-Etudes, f. 167 j. 1908.
A. GuiLLOis. Recherches sur les maîtres des requêtes de Vhôtel des origines à 1350 (Thèse droit Paris). 1909.
G. Jeanton. Le servage en Bourgogne. (Thèse droit Paris).
H. Sée. Les classes rurcdes et le régime domanial en France cm moyen-âge. 1901.
L. Yerriest. Le servage dans le comté de Hainaut, Acad. roijcde de Bel gif pie. Classe des Lettres, Mémoires 2^ série, YI, ï. 3. Bruxelles, 1900.
\. Toutes les citations se rapportent au t. XL (1916) de la Nouvelle Revue his- Jorique.
§ 3. — Chronologie ; identification des noms de lieux.
Presque tous les actes cités au cours du livre étant datés selon le stvle de Pâques, les dates ont été, saut" indications contraires, ramenées au nouveau style.
Pour les identifications des noms de lieux, on devra se reporter à rindcx Géographique.