‹ Rois et serfsChapitre 14 sur 87 · Cf. ci-dessous, chap. iv, p · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessous, chap. iv, p

Guillaume de Mussi, panelier du roi. Or nous possédons les deux lettres de commission de Guillaume de Mussi, la première, en date du 23 mars 1303. commune avec son collègue, maître Jacques de Saint-Aubcrt \ la seconde du 28 octobre de la même année, qui lui renouvelle ses pouvoirs, lui adjoignant cette fois frère Raoul de Gisi -. Guillaume de Mussi et ses collègues sont chargés : en premier lieu de recheixher et récupérer tout ce qui en matière de juridictions, mainmortes, hommes, rentes ou autres choses, a, dans les comtés de Champagne et de Brie, été occupé, celé, usurpé et de toute autre façon dérobé au préjudice de la reine Jeanne, comtesse de ces terres ; en second lieu de réprimer les concussions et excès divers des officiers royaux. Ce sont des lettres de commission d'enquêteurs, de tout point conformes au type normal ; la mainmorte n'y est mentionnée qu'en passant, comme une chose accessoire. Pourtant il n'est pas douteux qu'en fait la perception des mainmortes n'ait été le principal souci de Guillaume de Mussi. S'il en avait été autrement, ses comptes n'auraient pas été classés par Robert Mignon en tête de la longue série des comptes champenois des mainmortes et formariages. A partir de 1306 vraisemblablement les successeurs de Guillaume prirent le titre de collecteurs ^. Nous pouvons lire encore la lettre de commission de deux d'entre eux : Hugue de Serqueux et Oudart Maquart de ^Nlareuil (22 mars 1318) *. Le roi les nomme expressément collecteurs des mainmortes et formariages. Mais — survivance curieuse — ils sont égale-

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