J 1021, 25. Cf. Registres perdus
que ces mots aniiouceiU : ni lettres de manumissioii, ni actes touchant les appeaux [volages] du Laonnois ; simplement quelques ventes, dons ou échanges de terres. Il est clair qu'il est incomplet ; il semble l'avoir toujours été i. Parmi toutes les pièces qui s'entassaient à Paris, inévitablement quelque désordre s'était glissé. Quand le moment fut venu d'inventorier les copies des manumissions, on ne les trouva plus.
Sans doute, lorscjue les commissaires se mirent à examiner les alïaires du Vermandois, cette lacune de leurs archives les frappa et ils s'elforcèrent d'y remédier. Pour cela ils eurent recours à une enquête faite sur place ; ils la confièrent ^ au bailli de Vermandois, Jean de Saillenay, qui, à son tour, étant « empeschiés... de pluseurs autres besoingnes », délégua son lieutenant Gobert Sarrasin. Gobert convoqua les affranchis dont les nonns lui avaient été transmis par les commissaires : en tout neuf personnes qui tenaient leur liberté de Philippe le Convers et Michel Mauconduit, chargés, comme l'on sait, par Louis le Hutin, de distribuer les francliises dans ce bailliage ; il se fit présenter leurs « privilèges », tous munis du sceau du roi Louis, s'informa auprès d'eux ainsi qu'auprès de témoins « dignes de foi », du prix qu'ils avaient versé et du rapport de ce prix à leur fortune totale, et consigna tous ces renseignements dans un procèsverbal qui fut expédié à Paris. Il existe encore dans un des cartons des Archives nationales ^.
Le Vermandois n'était pas la seule circonscription qui, sous les règnes de Louis X et de Phihppe V, avait été l'objet d'une mesure d'affranchissement. Tel avait été aussi le cas du bailliage de Senlis. Pourtant il ne semble pas que parmi les documents
1. Sans quoi l'on ne comprendrait pas que les commissaires aient cru devoir, comme il va être raconté, procéder à une enquête supplémentaire portant précisément sur les afTranchisscments et les appeaux volages. D'ailleurs le rouleau semble matériellement intact.