Greyorii papœ Ep. (Moniim. Gcrm. Histor.J, VI
rie. Rangé parmi les lettres du saint, il participa à leur célébrité. Vers le milieu du xii^ siècle, Gratien s'en empara et l'inséra dans ce Décret qui devait rapidement devenir un des éléments du Corpus officiel de droit canon ^. A Paris, à la fin du xiii"^ siècle, Guillaume le Prêtre lui donnait une place, dans le « Style « de l'oflicialité diocésaine, parmi les formules d'affranchissements qu'il estimait excellentes et regrettait de voir négligées par la pratique ^. Au début du xiv^ siècle plusieurs églises du nord de la France l'employaient volontiers *. C'est à l'une d'elles, on l'a vu, qu'il dut d'être transcrit sur un des registres-formulaires de la Chancellerie.
Le clerc cpii rédigea la commission de 1315 le connaissait probablement. Il ne semble pas qu'il s'en soit inspiré de façon directe ; on ne trouve chez lui nulle mention du Rédempteur. Mais il put, consciemment ou non, puiser dans le souvenir d'une arenga fameuse et spécialement recommandée à son attention par une table qu'il avait sans doute souvent maniée, l'idée d'invoquer, à propos d'une mesure fiscale, le droit de nature.
Ce qui me fait considérer cette influence comme vraisemblable, c'est qu'en cette même année 1315, au sein de la Chancellerie royale et à l'occasion d'un acte étroitement apparenté à la lettre de commission, Grégoire le Grand rencontra de nouveaux imitateurs.
Lorsque maître Philippe le Convers et maître INIichel Mauconduit eurent été désignés pour oiïrir la liberté aux serfs du Vermandois, ils durent se préoccuper d'établir oii de faire établir, pour le distribuer sous leurs sceaux, un modèle d'affranchissement. Un peu moins de trois ans plus tard, le même problème se posa devant maîtres Anseau de Morienval et Nicolas de Braye, députés à Sentis pour un semblable objet. Il fut résolu de façon très difTérente par les deux groupes de commissaires. Anseau et Nicolas se décidèrent pour une rédaction très brève et très sèche : point de préambule et l'indication expresse du prix versé. Au contraire Philippe et Michel jugèrent malséant