‹ Rois, prêtres et castesChapitre 18 sur 29 · HYMNES A INDRA · texte numérisé non relu

HYMNES A INDRA

PAR ORITSAMADÂ

Indra, écoute notre prière : tu dispenses les trésors, ne nous regarde pas comme tes ennemis. Nos offrandes sont abondantes, et vont vers toi pour

tS% LES ROIS, LES PRÊTRES

augmenter ta grandeur, comme les ondes vers Tocéan.

Envoie-nous ces grands nuages qui grossissent autour d'Ahi. héros, que ce soit pour nous jutant de sources fécondes I Exalté par nos hymnes, frappe l'immortel Asoura, qui s'enorgueillit de ses dépouilles.

Invincible Indra, tu aimes ces hymnes et ces chants dans lesquels on te célèbre avec les enfants de Roudra. Ces brillants éloges, que tu ambitionnes, semblent venir à ta rencontre.

Oui, nous célébrons ta force merveilleuse : nous mettons dans tes mains la foudre étincelante ; nous te représentons, Indra, grandissant avec nos éloges et dispersant avec le soleil les troupes des Asouras.

Ahi se cachait au sein du nuage ; le sombre magicien se renfermait dans cette humide retraite. Il arrêtait les eaux et encombrait le ciel. héros, tu as avec force frappé Ahi.

Louons donc, ô Indra, tes anciennes prouesses ; louons aussi les nouvelles. Chantons la foudre qui

ET LES CISTES. t^

brille en tes mains ; chantons tes chevaux qui annoncent le soleil.

Tes cheyanx, excités par nos libations, ont heuui en sentant le beurre consacré. O Indra» la terre leur répond, et prolonge ce bruit. Le nuage qui marchait s'esfarrêté.

Le nuage se tient (dans l'air) comme attentif; puis répondant à la voix des (ondes qui sont ses) mères^ il se remet en marche. Cependant les (Maix>uts) ont porté sur la plage lointaine la voix d'Indra, et ils eu ont multiplié les sons.

Le grand Indra, en frappant le nuage endormii frappe le magicien Vritra. Le ciel et la terre ont (Vémi de crainte sous le coup retentissant de la foudre du (dieu) généreux.

Oui, la foudre du (dieu) généreux a retenti, quand (Indra), ami des hommes, a percé l'ennemi du gonre humain. Avide de nos libations, il a détruit les magies de l'imposteur, enfant de Dânou.

Bois donc, magnanime Indra, bois notre êoma.

Que nos libations enivrantes fassent ta joie. Qu'elles emplissent, qu'elles élargissent tes flancs. Qu'eUe^if comblent tous les vœux dlndra.

Indra, puissions-nous avoir une place dans ton cœur I Les sages veulent t'honorer par une prière convenable. Oui, jaloux d'obtenir ton secours, nous t'adressons cet hommage. Maître de la richesse, nous nous donnons à toi.

Nous nous donnons à toi, Indra; et désirant ta protection, nous doublons nos offrandes. dieu, accorde-nous cette richesse que nous souhaitons; qu'elle soit accompagnée d'abondance et de force I

Donne-nous une maison, un ami; donne-nous, Indra, les biens que répandent les robustes Marouts. Car ces Marouts qui partagent ta joie et ton ivresse, viennent aussi boire le soma présenté (aux dieux).

Qu'ils viennent donc, ces compagnons de tes plaisirs I Indra, bois le ^oma qui fait ton bonheur et ta force. Deviens notre protecteur au milieu des combats ; et avec les grands et adorables (Marouts) découvre le feu du ciel.

(Dieu) sauveur, ceux qui se montrent généreux envers toi, ou qui par des hymnes célèbrent tes bienfaits, te préparant sur le cou%a une espèce de demeure, ô Indra, ils sont sûrs de ta protection et ol)tiennent l'abondance .

Pendant les terribles tricairouSj héroïque Indra, bois notre soma avec volupté; qu'il coule sur ta barbe. Viens avec tes chevaux azurés prendre heureusement ta part des libations.

Magnanimeindra, aflfermit cette force avec laquelle tu as terrassé la force Dânou, qui s'avançait comme Taraignée. (De ta main droite) révèle la lumière à YArga, et de ta main gauche, Indra, terrasse le Dasyou.

Nous voulons aussi honorer tes heureux auxiliaires (les Marouts), qui, avec toi, que nous aimons à surnommer Arya^ ont abattu tout l'orgueil des Dasyous. Par amitié pour Trita, tu as détruit ce monstre merveilleux formé par l'art de Twachtri.

En faveur de ce Trita, qui te charmait par ses libations, tu as sous ta grandeur écrasé Arbouda. Comme le soleil fait rouler son disque, Indra a fait rouler sa foudre, et, accompagné des Angiras, il a percé Bala.

Indra ! que cette riche offrande attire tes bienfaits sur celui qui te chaùte I Comble de tes dons ceux qui t'honorent. Ne les afflige pas en leur dérobant une partie de tes faveurs. Puissions-nous avec force chanter longtemps encore dans tes sacrifices I

PAU ORITSAMADA

Le dieu qui est né le premier et qui, justement honoré, a par ses œuvres orné les autres dieux; qui par sa force et sa puissance fait trembler le ciel et la terre : peuples, c'est Indra.

Celui qui a consolidé la terre ébranlée, qui a frappé les nuages irrités, qui a étendu les espaces de Tair et affermi le ciel : peuples, c'est Indra.

Celui qui, en donnant la mort à Ahi, a déchaîné les sept fleuves ; qui a délivré les vaches prisonnières de Bala ; qui, terrible dans les combats, entre deux nuages, a enfanté Agni : peuples, c'est Indra.

Celui qui a ranimé tous les êtres ; qui a renvoyé dans sa caverne (ténébreuse) le vil Asoura ; qui, tel que le chasseur, vainqueur d'innombrables ennemis, s'empare de leurs dépouilles : peuples, c'est Indra.

(Les Asouras) se demandent : Où est-il ? et en le voyant si redoutable, ils se disent : Ce n'est pas lui.

Cependant il détruit ses ennemis, qui se partageaient entre eus les richesses. Ayez foi en lui, peuples, c'est Indra.

Celui qui mérite la prière et du riche et du pauvre, du prêtre et du poëte qui le supplient ; qui, distingué par sa belle face, est le gardien du soma qui lui présente la coupe (sacrée) : peuples, c'est Indra.

Celui à qui appartiennent les chevaux, les vaches, les bourgs, tous les chars; qui a produit le soleil et l'aurore et qui conduit les ondes : peuples, c'est Indra.

Celui que semblent provoquer avec leurs clameurs deux armées de nuages, ses ennemis l'un supériâur, l'autre inférieur; celui que les (Aswins), portés sur le même char, appellent à plusieurs reprises : peuples, c'est Indra.

Celui qui donne la victoire aux combattants ; que les guerriers appellent à leur secours; qui a tout formé à son image et qui communique le mouvement aux êtres inanimés : peuples, c'est Indra.

Celui qui n'est méchant que pour frapper sans relâche le pécheur et l'impie, qui ne saurait pardonner

à l'insolence et qui terrasse le Dasyou : peuples, c'est Indra.

Celui quiy à notre quarantième libation, a tué Sam* bara, l'habitant des nuages; qui a frappé à mort Ahi, l'enfant de Dânou, Ahi que nous voyons grossir et s'arrêter languissamment : peuples, c'est Indra.

Celui qui, orné de sept rayons, généreux'et rapide, a donné l'essor aux sept fleuves ; qui, armé de la foudre, a frappé Robin escaladant le ciel : peuples, c'est Indra.

Celui devant qui se courbent le ciel et la terre ; dont les montagnes (célestes) redoutent la puissance ; qui, après avoir bu le soma^ se trouve affermi et arme son bras de la foudre : peuples, c'est Indra.

Celui qui couvre de sa protection l'homme que recommandent ses libations, ses offrandes, ses hymnes, ses prières ; qui se sent exalté par nos sacrifices, notre soma^ nos présents : peuples, c'est Indra.

(Dieu) invincible, tu accorderas l'abondance à l'homme qui te fait des libations et des offrandes : car tu es juste. Puissions-nous, Indra, être tes amis, avoir la fortune en partage et renouveler chaque jour notre sacrifice.'

PAR ORITSAMADA

La saison (des pluies) est la mère de la plante du soma ; (la plante) naît et croît rapidement au milieu des eaux dont elle est entourée. — Elle pousse des branches qui s'emplissent de suc. Mais ce qui donne au soma cet accroissement, voilà ce que d'abord il faut chanter.

Des ruisseaux de jus coulent de toutes parts et se rendent vers un même vase qui les contient. Ils ne suivent tous qu'une même voie. toi qui as fait cela, c'est toi que d'abord il faut chanter I

Un homme accompagne de sa voix les offrandes ; un autre vient qui se charge des œuvres, et qui consomme les objets du sacrifice ; par les ordres d'un troisième tout s'exécute. toi qui as fait cela, c'est toi que d'abord il faut chanter.

Les assistants font part aux êtres divers des heureux fruits du sacrifice. Ils vont à la richesse, qui devient pour eux comme un fardeau trop pesant.

(Agni), habile à briser les liens des choses, broie sous ses dents les offrandes du père de famille. toi qui as fait cela, c'est toi que d'abord il faut chanter.

Toi qui as découvert la terre à la face du ciel ; toi qui, par la mort d'Ahi, as donné l'essor aux fleuves (célestes) ; toi, être divin, que les Dévas ont formé avec leurs louanges, comme avec les eaux on forme la nourriture (des hommes), c'est toi qu'il faut chanter.

Toi qui donnes les aliments ; qui, de la (tige) humectée que tu as grossie, tire le grain aussi doux que le miel ; qui es un trésor pour ton serviteur , c'est toi qu'il faut chanter.

Toi qui, pour manifester ta suprême générosité, as produit les fleurs et les plantes salutaires ; qui as formé les diverses lumières du ciel ; qui as étendu des espaces larges comme toi, c'est toi qu'il faut chanter.

Toi qui, pour détruire le riche Nâmara et nous enrichir de la dépouille des Asouras, as produit la bouche invincible de la foudre; qui aujourd'hui encore te distingues par mille exploits, c'est toi qu'il faut chanter.

Toi qui, pour le bonheur d'un serviteur dévoué, prodigues par milliers les secours et les bienfaits ; qui, en faveur de Dabhîti, as frappé les Dasyous, et l'as délivré de prison ; qui (toujours) t'es montré accessible (aux prières), c'est toi qu'il faut chanter.

Toi dont la force est attestée par toutes les rivières ; qui, auteur de tout bien, reçois l'offrande de notre reconnaissance ; qui as étendu les six (mondes intermédiaires), et qui entoures de ta protection les cinq espèces d'êtres, c'est toi qu'il faut chanter.

(Dieu) héroïque, taforce est justement célébrée, car par tes prouesses tu (nous) prouves l'abondance. Tu as enlevé la richesse du puissant Djatoûchtira. Voilà tout ce que tu as fait, ô Indra ; c'est toi qu'il faut chanter.

Tu as jadis rendu le passage d'un fleuve facile pour Tourviti et pour Vayya, en enchaînant sa violence. Parâvridj, aveugle et boiteux, était submergé ; tu l'as, pour ta gloire, retiré des eaux. C'est toi qu'il faut chanter.

Toi qui es notre refuge, accorde-nous ces riches-

ses qui se trouvent accumulées en toi. Indra, comblés chaque jour de tes dons précieux, pères d'une heureuse lignée, puissions-nous chanter longtemps encore dans les sacrifices I

PAB GORIYITI, FILLE DB 8AKTI

Dans les sacrifices qui se célèbrent en l'honneur des dieux, les enfants de Manou ont établi trois feux étincelants, trois foyers de lumière céleste. Mais toi, Indra, ce sont les Marouts eux-mêmes, purs et vigoureux, qui te célèbrent. Tu es leur sage Richi.

Quand les Marouts ont animé parleurs voix Indra, avide et heureux de notre soma, il prend la foudre, et, frappant Athi, il donne la liberté aux grandes ondes.

Marouts, qui faites ici Toflâce de chantres (sacrés), qu'Indra boive donc de mon soma limpide. Cet holocauste lui appartient. C'est Indra, avide de notre soma, qui a découvert les vaches (célestes) et donné la mort à Ahi.

Indra a étendu et consolidé le ciel et la terre, il les accompagne dans leur marche, épouvantant la bête sauvage qui veut couvrir les airs. Il la repousse avec force, et le fils de Danon, respirant à peine, est terrassé.

Maghavan, c'est pour reconnaître ta puissance que tous les dieux te cédèrent la coupe de soma, quand tu as, en faveur d'Etasa, arrêté dans leur course les cavales du char de Soûrya.

Lorsque Maghâvan a, d*un seul coup de foudre, brisé les quatre-vingt-dix-neuf villes de (Sambara), les Marouts, au milieu de l'assemblée (céleste), chantent, sur le mètre, Trichtoubh, cet Indra qui a frappé (l'ennemi) du ciel.

Agni, devenu son ami, a fait brûler en son honneur les chairs de trois cents victimes. En même temps Indra, dans l'espoir de son triomphe sur Vitra, a bu les trois coupes de soma que lui versait Manou.

Quand Maghâvan eut mangé les chairs des trois cents victimes, quand il eut bu les trois coupes de 3oma^ tous les Dévas ont réclamé de lui comme un devoir qull frappât Ahi.

S9d LES ROIS, LES PRÊTRES

Et lorsque, arrîvanC à la maison de Coutsa, sur VOS chevaux rapides et vainqueurs, vous demandiez le combat avec ce môme Coutsa, placé sur le même char que toi, tu as frappé (tes ennemis) ; avec les autres dieux tu as frappé Souchna.

(Le char de Soûrya) avait deux roues, tu en as pris une et tu l'as donnée en présent à Coutsa, qui ne pouvait plus marcher. Ton arme a frappé au visage les Dasyous, et dans le combat étouffé la voix de (ces ennemis).

(0 Dieu) exalté par les hymnes de Gôrivîti, tu as, pour plaire au fils de Vidathin, donné la mort à Piprou. Ridjûwan fut ton ami : tu as purifié ses offrandes et bu de son soma.

La coupe de soma à la main, les Navagwas et les Dasagwas célèbrent Indra dans leurs hymnes. Ces sages ont par leurs chants ouvert le riche pâturage où étaient enfermées les vaches (célestes).

Maghavas, je connais tes prouesses. Comment puis-je (dignement) t'honorer? (dieu) puissant, nous sommes disposés à chanter dans les sacrifices les (miracles) nouveaux que tu feras.

ET LES CASTES. t«7

O Indra, Toilà tout ce que tu as fait. Tu es îuvincible et par ta naissance et par ta force. (dieu) armé deja foudre, quelles que soient tes actions, rien ne peut renverser ta puissance victorieuse.

O vaillant Indra, aime ces cérémonies que nous pratiquons en ton honneur. Sage et dévoué aux œuvres saintes, chargé de riches présents, j*ai conçu cet hymne comme le (charron forme) un char, comme (le tailleur) ajuste de beaux et riches vôtemonts.

PAR BABHROU

En quel lieu est notre héros ? Qui a vu Indra au char fortuné, aux coursiers rapides? Qu'(Indra), armé de la foudre et avidede notre soma^ rappelé par les mortels, vienne dans cette demeure apporter et son secours et ses richesses.

Ainsi je voyais la demeure terrible, éclatante, de ce (dieu) qui renferme tout. Je cherchais (Indra). J'ai interrogé les hommes savants dans Tart des sa« crifices. Ils m'ont dit : « Indra est arrivé ! »

fSb LES BOIS, LES PRÊTRES

Aussitjt nous chantons, au milieu deslibati:::?. les exploits qui t'ont distingué, ô Indra, les bienfi::^ dont tu nous combles. Que Finsensé apprenne, que li sage entende. Magbayan arrive sur son char, entouré de toute son armée.

 peine né, ô Indra, tu te prépares à la bataille Tu viens, capable de résister seul à un grand nombre [d'ennemis] . Tu as par ta force répandula lumière dans la caverne obscure. Tu as retrouvé la troure des vaches [célestes) .

Quant tu nais apparaissant dans les régions supérieures et portant ta renommée jusqu'aux extrémî.rs ^du ciel', alors les dieux tremblent devant Indra. Et lui, il va délivrer toutes les ondes, épouses de Vitra.

Les Marouts, tes chantres dévoués, célèbrent ta gloire et fofiFrent la libation. Qu'Indra, par sa propre magie, triomphe du magicien Ahi, qui presse les ondes de ses étreintes funestes.

O Maghavan, ardent à mériter nos louanges et nos offrandes, tu as frappé de la foudre ceux que leur naissance a condamnés à être malfaisants. Pour faire le bonheur de Manou, tu as brisé la tête du brigand Namoutchi.

Tu m'as pris pour auxiliaire avec les Matouts, ô adra ; et aussitôt, frappant la tête du brigand Naaoutchi, (tu as broyé) cette montagne sonore qui oulait (dans les airs), et tu as mis à découvert les eux (vastes) roues du ciel et de la terre.

Namoutchi arme sa troupe féminine. Que peut outre moi sa faible armée î Le Dasyou s'est caché Qtre ses deux épouses. Mais Indra a pénétré jusu'à lui pour le combattre.

Devant Indra se rassemblent de tous côtés les vales de ce (Namoutchi) séparées de leurs veaux : le lieu), secondé par les Marouts, répand leur lait (sur dus), quand nos libations de soma ont réjoui son Bur. .

Oui, quand le soma versé par Babhrou a réjoui son eur, le héros généreux pousse le cri des combats ; dra, qui brise les villes(célestes), boit (la libation) et dus) donne ensuite les vaches de ce (Namoutchi).

Agni, les Rousamas m'ont donné de brillantes irures, et ont rempli mon étable de milliers de Lches. Que de nombreuses libations viennent charer Indra, et au lever et à la fin du jour.

Que (la Nuit se retire et que) l'Aurore se lève.

Babhrou, emporté tel qu'un coursier rapide (dai la voie du sacrifice), a reçu les quatre mille (vache que lui amenaient les Rousamas, au nom du roi R| nant Ghaya.

Agni, nous avons accepté les quatre mille vaclir de Rousamas. Prêtres, nous avons aussi reçu ce va d'airain qui a été chauffé pour les purifi.cations.

PAR AVASYOU , FILS D ATRt

Le magnifique Indra monte sur son char, et précipite vers les mets du (sacrifice). Tel que le pa teur qui conduit son troupeau, le (dieu) invincib marche le premier à la conquête.

Viens, (ô dieu) que traînent deux chevaux azun et que distinguent tes bienfaits variés. Ne t'éloigr pas de nous. Sois notre protecteur. Indra, rie n'est au-dessus de toi. Tu as donné (aux homme ton épouse, dont ils étaient privés.

Quand la force de la force vient à naître, Indra vêle toutes ses puissances. Il donne la liberté aux £hes (célestes) enfermées dans la caverne ; il dis- 5e les ténèbres qui couvrent le monde.

dieu que tous les hommes invoquent, les en- Dts d'Anou ont fait pour toi un char conforme A rapidité; Twachtri t'a (donné) la foudre étincecte. Les prêtres glorifiant Indra, ont par leurs uanges augmenté ses forces pour triompher Ahi.

généreux Indra, quand le mortier rempli de

ma retentit comme pour chanter ta gloire, Aditi irtage ton bonheur. Lancés par Indra, les carreaux e la foudre, sans coursiers , sans char, vont attauer les Dasyous.

J'ai célébré tes antiques prouesses , ô Maghavan : i célèbre tes prouesses nouvelles. Tu déplores ta uissance quand, séparant le ciel et la terre, tu ieus en faveur de Manou conquérir les ondes, riches Q bienfaits variés.

(Dieu) sage et glorieux, ce fut un grand exploit, ne celui par lequel tu as montré ta force en sacrifiât Ahi. Tu as aussi déjoué la magie de Souchna, t dans le combat frappé les Dasyous.

Ea faveur d'Iadou et de Touwasa, ô Indra, tu as rendu les ondes guéables et fécondes en bienfaits. Tu as pris Coutra sur son char pour aller avec lui combattre le terrible (Souchna); cependant les De vas s'assemblaient pour vous honorer tous deux.

Indra et Coutsa, que vos coursiers vous amènent sur ce char à la voix de nos chantres. Vous avez du sein des eaux arraché (Souchna). Vous avez repoussé la ténébreuse ignorance du cœur d'un riche sacrificateur.

Vers ces beaux coursiers, aussi rapides que le vent, le prudent Avasyou s'est avancé. Indra, tous les Marouts sont tes amis. Les rites sacrés ont augmenté ta force.

(Indra) sut, au le ver de l'Aurore, arrêter la course impétueuse du char de Sourya. Etasas reçut de lui une de ses roues ; il vainquit les (Dasyous) et prit leurs villes, Qu'(lndra) nous donne une pareille force.

Indra a voulu visiter notre peuple ; il aime celui qui lui verse le soma. Que le mortier (sacré) dont le^ prêtres surveillent les mouvements vienne retentir dans le sanctuaire.

O (dieu) immortel, que les mortels qui t'ont désiré (une fois) puissent te désirer encore I Que le mal ne les touche jamais I Fais le bonheur de ceux qui te servent et donne la force au peuple qui t'est dévoué.

Tu as déchiré la nue, délivré les Indes. Tu as lancé les torrentsprisonniers.O Indra, quand tu as eu ouvert la grande caverne, tu as tué le fils de Dânou, et donné la liberté aux eaux.

Avec les Ritons, ô Indra, (dieu) terrible et armé de la foudre, tu as ouvert la mamelle de la montagne [céleste), source abondante et fermée. Ta as frappé Ahi, qui dormait au sein (de la uue), et tu as confirmé la force.

La vigueur d'Indra a brisé le trait du grand monstre sauvage. Un autre que (Vritra) vient aussilùt plus robuste que lui, et qui a l'audace de se croire unique et incomparable.

C*est Souchna, enfant de TOnde ; né de la colère du fils de Dânou, il grossit, il marche dans les ténèbres, il s'enivre de la Swadà destinée aux mortels. Indra, d'un coup de sa foudre, a tué Souchna et lui a ravi le nuage.

Le cœur du lâche (Vritra) sentait bien que ce (Souchna) ne pouvait résister à la puissance d'Indra, quand lui-même, au lieu de combattre pour la possession d'un soma enivrant, se voyait forcé par toi, ô (dieu) puissant, de se renfermer dans son palais ténébreux.

Ainsi le brigand prenait des forces, s'endormant au sein de cette obscurité sans soleil. Le généreux Indra, joyeux de notre soma, l'a chassé de la région supérieure et lui a donné la mort.

Quand Indra eut fait sentir au grand fils de Danou sa force incomparable, quand il l'eut blessé d'un coup de sa foudre, il le précipita au-dessous de tout ce qui existe.

Le dieu terrible délie le (corps) endormi, rempli d'une onde savoureuse et couvrant le ciel de sa large surface; il s'en empare. De son grand trait il frappe dans sa demeure même (le monstre), privé de pieds et poussant de vaines clameurs.

ET LES CASTES. 3-a".

Qui peut résister à la force de la lance (d'Indra] ? Unique et incomparable, il s'empare de tous les biens. (Le Ciel et la Terre) eux-mêmes, tout dieux qu'ils sont, ne marchent que par la crainte que leur inspire sa puissance victorieuse.

Pieuse Dévi, Gàtou, telle qu'une (épouse) remplie d'amour, vient humblement devant Indra quand il communique sa force à ce (peuple). Que les mortels honorent le magnifique (Indra) !

Je t'entends célébrerau milieu des nations comme (dieu) unique, seigneur des (hommes) pieux, plein de gloire et né pour le bonheur des cinq espèces d'êtres. Mes chants bénissent nuit et jour l'adorabL; Indra. C'est lui qu'ils ont choisi pour sujet (de leurs louanges).

J'entends dire que tu agis avec justice et accordei tes bienfaits aux sages. Ces prêtres, tes amis, qu'ontils reçu de toi, ô Indra ! eus qui t'ont donné les présents que tu pouvais désirer?

Les siècles s'écoulent, la notion divine se transforme, les Triades védiques vont se résoudre en nn< seule. La période du Mythe touche à sa fin,

Un seul dieu règne au ciel, c'est Brahma, le créateur, dont le verbe, dont l'esprit, c'est-à-dire Vichnou, conserve le monde; et la volonté, c'est-à-dire Siva,le transforme. A côté du Dieu unique s'est élevé l'Esprit du Mal, sans cesse occupé à lui disputer son empire. Ces deux conceptions annoncent la présence du prêtre, les temples vont se bâtir, le culte va naître et avec lui l'expression religieuse.

Mais sous cet ardent soleil de l'Inde, la poésie ne perd jamais ses droits, et les poètes de cette époque de transition, chantent Brahma, Vichnou et Si va avec autant d'entrain, que leurs ancêtres avaient chanté le Soleil et l'Aurore, le Tonnerre et les Vents.

Bien plus, dans les chants d'amour et d'automne, sous les formes allégoriques ou descriptives, ils célébreront, avec un souffle véritablement lyrique, et les beautés de la nature et l'amour de la création pour le créateur, l'amour de l'épouse pour Tépoux.

Voici quelques-uns des morceaux les plus remarquables de cette époque qui suivit celle du Mythe, et qui, en fixant la notion des puissances naturelles dans l'Unité et la Trinité, en faisant absorber tous les dieux védiques par Brahma, préparait, par la nécessité d'un culte, le règne des castes sacerdotales et royales.

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