VI. E. de la Croix
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Paris. — • Arec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
Collection des 12 sujets en une pochette, [$0.15 T’ 14 pochettes pour 12
Cénacle de la Fraternité Sacerdotale,
La Pointe-du-Lac, près Trois-Rivières
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JEÛNE EIIfliE
Les deux voies
Où allons-nous ?
^ Tous les chrétiens le savent. S’il en est x qui l’oublient, cela ne change rien à la $ réalité. Le terme final de toute vie humaine, c’est l’éternité. La vie du temps > n’a de valeur qu’en vue de la vie éternelle. ' La première ne nous est donnée que pour préparer la seconde. Dès lors, il faut p y penser sérieusement et tout coordonner £► dans sa conduite avec cette destinée v éternelle.
C’est déjà beaucoup de savoir où l’on va ; mais il est également important de connaître la voie à suivre pour arriver au terme. C’est alors que se dresse la grande $ question de la vocation. La jeune fille ne peut pas y échapper; et si elle ne s’en préoccupe pas au temps voulu, qui peut ^ mesurer les conséquences de son insouciance et de sa légèreté.
ïl est une époque dans la vie de la jeune fille où elle doit se poser cette question : à quoi suis-je appelée, à rester dans le monde ou à entrer dans la vie religieuse? Il ne s’agit pas d’opposer une résistance systématique à l’une ou l’autre voie ; ce serait puéril, puisqu’il y a en jeu une question vitale ; bien plus, ce serait coupable, puisque cela regarde les intérêts éternels de son âme.
Sans rien exagérer, l’on peut dire que c’est un vrai devoir, pour une jeune fille, de faire au moment voulu un examen sérieux de la vocation à laquelle elle se sent appelée, et que malheureusement beaucoup ne s’en mettent pas en peine. N’y pas penser, c’est marcher dans l’inconnu ; s’en désintéresser, c’est faire preuve d’une étrange légèreté. Sans quoi, on se laisse aller au courant des événements, bercer par la rêverie et des j espérances futiles, et on s’endort dans l’indiffé- J rence coupable de son avenir.
Que de jeunes filles se réveillent ensuite en face ;j de tristes réalités ! Elles n’ont pas prié, elles n’ont pas voulu réfléchir, elles ont préféré jouir du mirage d’un prétendu bonheur futur ; elles ont oublié qu’il y a des grâces d’état mises en réserve par la Providence dans les voies diverses qui conduisent au ciel, et dont la privation, par suite \ d’infidélité à sa vocation, expose le salut éternel.
Jeunes filles, vous avez besoin de lumière, demandez-la. Vous allez entreprendre un grand voyage, orientez-vous dans la bonne voie. Vous rencontrerez plus tard de sérieuses responsabilités, j assurez-vous les grâces voulues pour les porter. j Vous vous en allez au ciel, oh ! regardez bien dans | la direction qui doit vous y conduire.
Vous pouvez avoir des préférences, mais ne manquez pas d’en parler à Jésus, pour qu’il y mette le sceau de sa divine volonté, ou qu’il vous ;
oriente dans une voie plus conforme à ses desseins éternels sur vous.
La vocation dans le monde
Après les années du pensionnat, la jeune fille reprend sa place toute marquée dans la famille et elle entre en contact plus immédiat avec le monde. Ce sont des années de prière et d’expérience qui vont se dérouler. Années précieuses avant les dernières décisions qui orienteront définitivement l’avenir.
Sans se laisser griser par les plaisirs mondains, la jeune fille forcément les approche ; elle en écarte les dangers, et elle prend du monde ce qui est compatible avec sa conscience d’abord, puis avec son tempéramment et le rôle qu’elle prétend y jouer.
C’est dans la prière qu’elle doit examiner et peser le pour et le contre de sa vocation dans le monde. Elle peut y faire beaucoup de bien, mais à condition que Jésus l’y appelle. Et si elle se sent appelée à l’état du mariage, elle devra en connaître toutes les obligations et les responsabilités. Qu’elle s’abstienne de n’en voir que le beau côté, afin d’éviter les surprises possibles. Mais aussi, qu’elle ne méconnaisse pas la grandeur de la mission maternelle destinée à donner des âmes à Jésus et à les former pour le ciel.
Jésus s’est donné une mère, modèle de toutes les autres. C’est sous sa protection que sont invitées à se mettre toutes les jeunes filles destinées à l’état du mariage.
La vocation à la vie religieuse
Chacun doit embrasser l’état auquel l’appelle Celui-là seul qui est le maître des destinées humaines et éternelles. Mais combien est lumineux déjà le genre de vie des âmes consacrées au ser-
vice de ce tendre Maître ! Toutes les joies de la terre sont vite absorbées par le bonheur intense de n’être qu’à Jésus et de ne vivre plus que pour Lui !
W Jésus y convie les âmes virginales et les privilégiés de son Cœur. Que de joies suaves II leur réserve ! Que de grâces dont II se prépare à les combler ! Quelle intimité d’amour sera leur vie à deux, dans l’éloignement du monde, le silence et la solitude du cloître !
Bienheureuses les âmes choisies qui s’en vont au ciel en passant par la vie religieuse ! Il y en a plus qu’on ne pense qui y sont appelées. Que les intéressées soient les premières à y penser et à s’en entretenir dans leur cœur. Qu’elles s’y préparent par la fuite du péché, par une piété fervente et par une vertu exemplaire. Et lorsque le moment sera venu de voler aux noces de l’Agneau, qu’elles soient courageuses pour briser tous leurs liens et offrir à leur Bien-Aimé le sacrifice généreux et total de tout elle-même.
Jeunes filles qui aspirez au bonheur, le plus grand des bonheurs c’est d’aimer assez Jésus pour se sacrifier pour Lui ! Jeunes filles que le ciel j attire, passez par la vie religieuse et vous y entrerez plus sûrement!
M. E. de la Croix
Paris. - Avec permission de l’Ordinaire. Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
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La Pointe-du-Lac, près Trois-Rivières