‹ Rôle de la bronchoscopie dans les abcès du poumonChapitre 18 sur 21 · SUBI · texte numérisé non relu

SUBI

La radiographie sera faite régulièrement de préférence la veille des séances. Si à la 4° ou 5° aspiration, il n’y a aucune tendance à l’amélioration, il vaut mieux ne pas insister et attendre l’heure chirurgicale.

Entre chaque séance on pourra avantageusement faire une instillation intra-trachéale, tous les deux jours, par exemple, d’huile eucalyptolée cocaïnée.

Quels abcès traités ?

1° D’après la nature de l’abcès :

Les abcès simples sont ceux qui tirent du traitement les plus grands avantages, ils ont une tendance naturelle à évoluer vers la guérison par vomique, il suffit souvent d'améliorer les conditions de drainage et d'aération pulmonaire pour obtenir une guérison qui hésitait à se produire.

Les abcès putrides sont eux aussi justiciables de la bronchothérapie comme l’a montré Soulas.

La putridité constitue un facteur d’aggravation par suite de la présence d’une membrane pyogène. Souvent cependant la guérison est obtenue par la seule méthode endoscopique et aussi rapidement que s’il s’agissait d’un abcès simple (obs. I - V).

Il ne faut pas insister s’il ne se manifeste aucune amélioration dès les 4 ou 5 premiers drainages.

2° D’après le siège de l’abcès :

Les abcès hilaires, ou parahilaires remplissent les meilleures conditions pour profiter de l'aspiration : les tuyaux bronchiques sont de gros calibres, et c’est la condition première d’un bon drainage. C’est pour ja raison contraire que les abcès corticaux n’en tirent

aucun bénéfice. Pour ceux-ci la voie d’abord la meilleure est sans contredit la voie chirurgicale, ils sont trop loin des gros troncs évacuateurs.

Entre les extrêmes, il y a toutes les localisations intermédiaires, où il sera difficile de dire à l’avance les chances de succès des méthodes médicales, seuls les tests thérapeutiques permettront de s'orienter. En pratique, en attendant l’heure chirurgicale, on a le temps de mettre tout en œuvre.

Enfin la multiplicité des abcès aggrave les chances de succès.

En tous cas, ne jamais insister trop longtemps si le drainage bronchoscopique n’améliore pas le malade, il faut envisager une autre intervention, avant que l’abcès ne passe à la chronicité.

Page 1