‹ Rôle de la bronchoscopie dans les abcès du poumonChapitre 20 sur 21 · CONTRE - INDICATIONS · texte numérisé non relu

CONTRE - INDICATIONS

Faite prudemment sous anesthésie locale la bronchoscopie est une manœuvre sans danger. Mises à part les contre-indications d’ordre mécanique (déformation vertébrale, ankylose de la mâchoire, obstacle oro-laryngé) qui sont d’ailleurs plus des obstacles pour l’endoscopie que des contre-indications, il n’existe pas de contre-indications absolues de la bronchoscopie. Cependant certaines conditions propres au malade lui-même, à son état général peuvent limiter ses indications.

Il convient de ne pas introduire le tube dans les jours qui suivent une hémoptysie; un effort, même léger, la toux peuvent réveiller une hémorragie dont il est trop facile de rendre l’opérateur responsable.

Un état cardio-vasculaire ou aortique précaire constitue un risque certain. Celui-ci ne doit être encouru que si l'indication bronchoscopique le justifie pleinement et seulement après amélioration de l’état circulatoire.

S’il existe une cachexie avancée, l’abstention s’impose. Toute intervention si minine soit-elle, est alors dangereuse et inutile.

Mais il ne faut confondre cet état terminal d’un

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organisme épuisé avec la grave atteinte de l’état général de la plupart des malades porteurs d’un abcès en pleine évolution. Celle-ci ne doit en rien faire retarder le traitement bronchoscopique.

« En fait, ce qui compte surtout, c’est l’impression d'ensemble qui se dégage de l’observation attentive du malade, c’est l'appréciation aussi exacte que possible de l’acuité de son état infectieux, c’est la nécessité d'établir un bilan de ses forces de résistances et de ses faiblesses. C’est plus une question d’intuition clinique que d’évaluation arithmétique » (P. Mounier- Kuhn).

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