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HISTORIQUE

L'idée d’une thérapeutique endo-bronchique n’est pas neuve. Déjà Dessault, en 1801, Trousseau et Bellocq, en 1837, grâce à des tubes ou à des seringues spéciales peuvent introduire des médicaments par les voies naturelles dans l’arbre bronchique.

Mais c’est Kirstein, en 1895, qui démontre la possibilité d’introduire des tubes rigides dans le conduit laryngo-trachéal.

Dès lors, Killian et surtout Chevalier-Jackson (Traité d'Endoscopie, 1907) mettent en évidence l'intérêt de cette méthode en l’appliquant à l’extraction des corps étrangers des voies aériennes.

Bientôt ils ont des émules: Wolf Freudenthal, Albrecht, Ephraïm... En 1910 paraît le rapport de Guisez et Philip, celui de Kather à Berlin.

De même Ingals, Moore, Garel, Brindel, Lermoyer, Brünning continuent à étendre le champ d’action de la bronchoscopie, à en préciser les indications et à en améliorer la technique. Désormais la bronchoscopie est appliquée au diagnostic et au traitement des affections médicales.

En Europe, Lereboullet, Favre-Beaulieu et Poyet publient le premier cas d’abcès pulmonaire traité par

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la bronchoscopie. En dépit de l’heureux résultat, ce fait reste longtemps exceptionnel. Une grande dextérité est nécessaire pour compenser, par des manœuvres délicates, l’imprécision de la technique et le peu de maniabilité des instruments. Il faut attendre les remarquables travaux de Chevalier-Jackson où, s’appuyant sur une grande expérience, il précise les règles d’une technique rigoureuse universellement admise. Alors une école américaine se crée : Yankauer, Lynah, Stewart, Moore, Tucher, Kierman, Meyerson.. adaptent la bronchoscopie à l’étude des suppurations pulmonaires.

En France, Guisez, Lemariey, Moulonguet, Mounier- Kuhn, Rouget, Soulas, Vialle et d’autres vulgarisent la méthode et font de l’abcès du poumon une des indications majeures de l’endoscopie. Puis Léon Kindberg, Monod, Bezançon, Sergent préconisent le travail en équipe. Maintenant la bronchoscopie et la bronchothérapie ont une place de choix dans l’étude des abcès pulmonaires. Elles vont devenir indispensables, en raison des résultats déjà obtenus.

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