‹ Rôle de la Parasitose dans le Mécanisme de l'invagination caecale chez l'AdulteChapitre 35 sur 37 · LS COR · texte numérisé non relu

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facteur étiologique de l’invagination cæcale, et cependant les deux questions sont connexes.

Nous croyons cependant que, devant ces syndromes pseudo-appendiculaires, une recherche s’impose : celle de la parasitose.

Deux méthodes s'offrent alors au praticien :

— L'examen microscopique des selles ; — L’éosinophilie.

Par l’examen microscopique, on décèle assez faciment les oxyures que même parfois, s’ils sont nom-— breux, l'examen macroscopique seul a permis de retrouver.

L’éosinophilie sanguine, si elle n’est pas pathognomonique, est, dans le cas de l’oxyurase, un signe suffisamment important de présomption pour permettre de croire à la présence de parasites.

Toutefois, l’interrogatoire du malade joue un rôle aussi grand, sinon plus important préalablement à ces examens spéciaux que ces examens eux-mêmes.

L’oxyurase, avec les démangeaisons anales (vulvaires souvent chez la femme ou la fillette), avec ses troubles réflexes, vertiges, spasmes, etc., offre un tableau clinique assez net pour que d’un ensemble de présomptions on fasse une quasi-certitude.

Le diagnostic posé, la thérapeutique adéquate s’impose. Nous ne voulons pas ici reprendre les diverses méthodes mises en jeu et nous voudrions simplement

en quelques lignes dire quelle est notre expérience personnelle.

AR CONEN

Nous avons toujours, devant l’oxyurase, appliqué une triple thérapeutique :

— Pendant quatre jours, des lavements d’eau salée tiède.

— En même temps, application anale d’onguent napolitain.

— Per os, bismuth.

Ce traitement combiné nous a toujours donné des résultats particulièrement satisfaisants et n’a jamais dépassé quatre jours. Ce temps très bref de cure permettrait, devant les cas douteux, de tenter cette thérapeutique et, si elle échouait, si l'impression d’invagination subsistait, de décider l'intervention, mais en dernier lieu, après échec de tous autres

essais.

Conclusions

19 Le mécanisme de l'invagination cæcale est encore, malgré les travaux des physiologistes et malgré les constatations opératoires, mal connu;

20 [1 semble que des lésions de typhlite puissent intervenir dans la pathogénie de ce mécanisme ;

30 Il semble par ailleurs que l’irritation produite par des parasites intestinaux puisse soit provoquer des lésions de typhlite strictement localisées, soit, agissant par voie réflexe et par irritation de la muqueuse intestinale, faire apparaître des mouvements d’hyperpéristaltisme intestinal susceptibles de provoquer le déclanchement d’un mouvement «en avant» d’un segment intestinal et, par suite, d’une invagination iléo-cæcale, si le mouvement d’hyperpéristaltisme apparaît sur l’iléon qui ne rencontre en vertu de la fragilité de l'angle iléo-cæcal qu’une résistance amoindrie ;

49 Le syndrome de typhlite parasitaire avec invagination peut être confondu avec celui d’appendicite à forme subaiguë. Dans ce cas, il importe de tenter par

An abord un essai de réduction de l’invagination suspec-

tée par l'utilisation d’un lavement baryté sous écran ;

50 II serait intéressant devant un syndrome douloureux, chronique de la fosse iliaque droite rappelant l’appendicite mais ne s’accompagnant pas des signes aigus de cette affection, de tenter un traitement parasitaire actif ;

60 Les lavements salés semblent agir d’une manière particulièrement efficace contre l’oxyurase, surtout

s’ils sont accompagnés du traitement bismuthé, per os ;

7° L'intervention, quand elle est pratiquée, doit généralement s'accompagner de la cæcopexie, pour éviter la reproduction mécanique de l’invagination.

Les résultats opératoires sont, en pratique, toujours

satisfaisants.

Vu : le Président de la thèse L. TANON.

Vu : le Doyen, pour le Doyen, l’assesseur :

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