‹ Rôle de la Parasitose dans le Mécanisme de l'invagination caecale chez l'AdulteChapitre 8 sur 37 · INVAGINATION AIGUË DU NOURRISSON · texte numérisé non relu

INVAGINATION AIGUË DU NOURRISSON

Le nombre des observations rapportées est fort élevé, et cette forme spéciale d’invagination ne fait

point l’objet de la présente étude.

Sa fréquence peut s'expliquer du fait de la mobilité exquise des anses chez le nourrisson et aussi, dans certains cas survenus aussitôt après la naissance, à une invagination remontant à la vie fœtale (Pique, Maskarik, Chiari).

Les signes de l’invagination intestinale du nourrisson sont bien connus et le diagnostic positif est pratiquement toujours posé, même en présence d’un seul signe de la triade symptomatique habituelle :

— Sang par l'anus, — Slase des matières et des gaz,

— Au palper, roulement du boudin d’invagination.

Les statistiques s'accordent sur la diminution rapide de fréquence des cas, au fur et à mesure que l’on s'éloigne de la naissance.

Leichtenstern, sur 249 cas mortels, en a décompté 100 dans les deux premières années de la vie. Il précise d’ailleurs que le maximum de fréquence est dans les deux premiers mois de la vie. Elle diminue sensiblement dans la période comprise entre le quatrième et le sixième mois, puis s'abaisse très rapidement, pour devenir rare après la cinquième année.

Il va de soi que cette statistique est entachée d’erreur du fait que de nombreux cas d’invagination intestinale ont été des trouvailles opératoires, ayant fait l’objet préalable d’un diagnostic d’appendicite, et échappent, pour la plupart, à la communication.

Leichtenstern, toujours pour les mêmes raisons, affirme que l’invagination intestinale de l’adulte est

Se VAR

exceptionnelle. Depuis lors, de nombreuses communications sont venues infirmer cette statistique, ainsi que nous le verrons plus loin.

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