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tempérament spécial expose à l’inhibition du cœur. » La réaction nerveuse particulière au patient serait donc seule responsable. Cette théorie reçoit une justification des faits que nous avons cités plus haut où la mort subite s’est produite pendant l’anesthésie locale. Citons encore les observations de Dwornitschenko, Nordmann, Recklinghausen, qui ont rapporté les cas d'individus bien poriants qui sont morts subitement à l’occasion d’un bain froid, et chez lesquels on trouva pour seule cause de mort un thymus volumineux.
Cette théorie de Paltauf, cependant, ne fait que constater un fait : elle montre les dangers des réactions nerveuses chez une certaine catégorie desujets, mais ne nous explique pas le mécanisme intime de ces accidents.
Robinson, après avoir montré les rapports étroits du fascia thymique et des nerfs phréniques écrit cette phrase que nous avons déjà citée « On conçoit les dangers auxquels cette disposition du nerf phrénique et des vaisseaux péricardiques les expose lorsqu'un processus inflammatoire accole plus intimement le fascia thymique avec la plèvre médiastine et le péricarde. » Cet auteur attribue donc le mécanisme de cette mort subite à /a paralysie ou à l'altération du nerf phrénique. « Les physiologistes n’admettraient pas une”’telle manière de voir, mais la clinique aussi bien quel’expérimentation prouvent le fait positif sous certaines conditions. » Il cite quelques observations établissant sa manière de voir et
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explique le fait par des anastomoses fréquentes du nerf phrénique avec le pneumogastrique d’une part, les intercostaux et le sympathique d’autre part et il conclue : « Pour me résumer je dirai quela mort subite chez le nouveau-né et la mort dans l’anesthésie par le chloroforme sont dues à une paralysie diaphragmatique connexe avec celle du nerf vague. » Reste enfin la théorie de l’hyperthymisation, très séduisante à première vue. Cette théorie est assez comparable à la théorie bien connue de «l’hyperthyroïdisation » appliquée par Mœbius aux accidents du goitre exophtalmique et en particulier aux morts opératoires. Escherich l’imagina et Svehla, en 1896, chercha à lui donner une base scientifique et expérimentale. C'est surtout la discussion de cette théorie que nous allons avoir en vue dans le prochain cha-
pitre.
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