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Le 9 octobre le malade nous revient avec une très nette amélioration du prurit au niveau des points injectés précédemment, mais d’autres plages sont devenues prurigineuses : avant-bras, dos des mains, régions souscostales. Ce sont elles que l’on couvre de papules intradermiques d’eau de La Bourboule.
Le malade est revu le r1 octobre : il est très amélioré. Les régions injectées, il y a deux jours, ne sont plus prurigineuses. On réitère les injections d’eau de Choussv- Perrière — voie intra-veineuse et voie intra-dermique — aux mêmes points qu'avant-hier et l’on pratique quelques papules aux points nouvellement devenus prurigineux.
Le 14 octobre. — L'amélioration est très nette. Le prurit a cessé pendant les deux nuits qui ont suivi l'injection. On injecte 3 cm° d’eau de La Bourboule par voie intra-veineuse et l’on pratique quelques injections intradermiques au niveau des avant-bras et du thorax.
. Le 16 octobre. — L'amélioration se poursuit. On pratique à nouveau quelques injections intra-dermiques aux points les plus prurigineux ; c’est-à-dire les avantbras et la base du thorax ; 2 cm” d’eau de La Bourboule sont également injectées par voie intra-veineuse.
Le 18 octobre. — Le malade nous confirme le mieux qu'il ressentait déjà avant-hier. D'ailleurs les surfaces prurigineuses encore récemment ne le sont plus et la peau est redevenue souple à leur niveau. On injecte 2 em' d’eau thermale dans la veine médiane basilique pour con-
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server à la maladie le tour favorable qu'elle avait déjà
pris.
Le 21 octobre. — Le prurit est toujours beaucoup atiénué, On injecte l’eau de La Bourboule par voie intradermique aux points les plus prurigineux : dos, mains,
bras.
Le 25 octobre. — Le prurit reste bien au second plan mais il est réapparu des lésions suintantes au niveau des
espaces inter-digitaux et des avant-bras qui nous font supposer une « réapparition » de la gale. L’affection n'est plus du ressort de la désensibilisation et nous ordonnons au malade un nouveau traitement de son affection parasitaire avant toute chose.
Le 8 octobre. — Le malade se présente à nous avec une amélioration de ses démangeaisons et de ses lésions
suintantes. É
Cette observation est donc intéressante puisqu'elle nous montre que notre traitement n'est efficace que dans les cas qu'il se propose de guérir : à savoir les dermatoses par sensibilisation, les eczémas anaphylactiques. Les injections d’eau de La Bourboule agissent peu dans les dermatoses parasitaires et infectieuses, mais sont salutaires dans les dermatoses allergiques.
OBSERVATION N° Mme N... Gabrielle, 38 ans.
Vient pour eczéma généralisé coïncidant avec un trai-
tement de furonculose par le vaccin staphylococcique Pasteur.
AH. — Père porteur ulcères variqueux, est mort à 77 ans d’une hémorragie cérébrale.
Sa mère est morte d’un mal de Pott.
A.C. — Un frère qui se porte bien.
A.P. — Maladies de jeunesse habituelles, sans complication. ds F
À 27 ans, apparaît une spina ventosa de Ja main droite que l’on traite par les sels d’or. Une toxi-dermie aurique en découle ; on la guérit par l'Emgé Lumière.
Notons que la malade a trois enfants en bonne santé. Au cours de son dernier accouchement est apparu un abcès de la cuisse à la suite d’une piqûre de solu-camphre. Cet abcès a nécessité un curage de la loge anté-
rieure de la cuisse.
Eàa maladie actuelle remonte à six mois, mai 1947, date à laquelle on avait pratiqué cette série de vaccin Pasteur.
Un eczéma généralisé en est résulté, vésiculeux et suintant. On a institué un traitement à l'hyposulfène par la bouche ce qui a amené une sédation de la suppuration.
" . NN Q L P sa Mais à la suite d’un voyage en Bourgogne apparaït une poussée urticurienne généralisée, peut-être due à l’ingestion de vin de Bourgogne et de noix. L'éruption
j . < . ; 1 ÿ rétrocède un peu mais actuellement - mois d'octobre 1947 - il subsiste un eczéma très prurigineux et peu suin-
tant.
De plus, à la face interne de la jambe droite existe un placard d’angio-dermite avec kératose très prurigineuse.
Aujourd'hui, 9 octobre 1947, on injecte 2 cm d’eau de Choussy-Perrière par la voie intra-veineuse et également par la voie intra-dermique. Nous provoquons, en effet, quelques papules au pourtour du placard de la face interne de la jambe droite.
Le 11 octobre. — Comme à l’accoutumée, les sensations prurigineuses ont rétrocédé lors de la nuit qui à suivi l'injection d’eau thermale. On réitère cette thérapeutique mixte (intra-veineuse et intra-dermique) pour que l'effet soit plus durable.
Le 14 octobre. — La malade nous revient avec une amélioration toujours accrue ; prurit et suintement s’effacent. Quelques injections intra-dermiques sont effectuées au niveau du placard eczémateux de la jambe droite (on reste à la périphérie de la lésion car le suintement est encore important).
Le 18 octobre. — Le prurit se calmé, la malade est beaucoup moins nerveuse.
On pratique quelques injections intra-dermiques d’eau de La Bourboule à la hauteur des démangeaisons et
l’on injecte également 3 cm’ de la même eau par la voie intra-veineuse.
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Le 21 octobre. — Cette malade vient nous confirmer son amélioration. Nous lui administrons l’eau thermale par la voie intra-dermique.
Le 25 octobre. — L'état favorable persiste. Les démangeaisons nocturnes se sont totalement dissipées.
Mme M... Marie, 62 ans (Hôpital Saint-Joseph).
Eczéma généralisé.
La maladie actuelle remonte à juillet dernier, date à laquelle est apparu un eczéma prurigineux localisé à l’abdomen tout d’abord puis généralisé, ceci à la suite d’une intoxication alimentaire. Elle a reçu, à ce moment-là, de l’hyposulfite intra-veineux sans résultat. On l’a hospitalisée à l'Hôpital Broussais ; la pénicilline et la solution de Milian qu'on lui a administrées n'ont eu aucun effet. Son séjour dure un mois, on applique au niveau- des lésions les plus intenses de la pâte à l’eau, de la pommade Mitosyl et de la pommade au goudron, mais il n’y a pas d'amélioration.
Dans les antécédents héréditaires de la malade, on ne
trouve pas’ d'eczéma ni de maladie allergiques.
Les antécédents familiaux : mariée, 3 enfants qui se portent bien, son mari est mort à 49 ans d’une tubercu-
lose pulmonaire.
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Dans les antécédents personnels on ne relève aucune ® maladie grave, pas d’antécédents d’arthristisme.
Aujourd'hui, le g octobre, les lésions sont discrètes aux membres supérieurs ; aux membres inférieurs exis- tent des placards de parakératose étendue. On administre 2 em° d’eau de La Bourboule par la voie intra-veineuse.
Le 11 octobre 1947. — Le traitement n'a pas encore eu d'effet sur l’état de cette malade qui présente des lésions très étendues et très importantes : eczéma suintant des deux membres inférieures, très prurigineux ; prurit des membres supérieurs et, sur tout cela, lésions de grattage, saignement que la malade très nerveuse a provoqué, ne pouvant supporter ces démangeaisons. On réitère l'injection intra-veineuse d’eau de La Bourboule et l’on pratique également quelques papules intra-dermiques avec cette même eau : sur les bras et les jambes, au niveau des lésions les plus importantes.
Le 14 octobre. — La malade est très améliorée. Le prurit a rétrocédé, le calme est revenu, la majeure partie des lésions s’est asséchée. Mais il reste encore des points ulcérés par le grattage ; ce sont les zones encore prurigineuses. On les entoure par des injections intra-dermiques d’eau de La Bourboule et l’on injecte, par voie intra-veineuse, 2 cm° de cette eau.
Le 16 octobre. — L'amélioration progresse ; la malade ne se gratte plus. On fait encore quelques injections de rappel à la face interne des cuisses (intra-dermiques et intra-veineuses) d’eau thermale. | |
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Le 18 octobre. — Nous revoyons aujourd’hui la malade qui est satisfaite de l’évolution favorable de la maladie. Nous injectons l’eau thermale dans le derme des régions prurigineuses ; face interne des cuisses et avantbras.
Le 21 octobre. — L'amélioration fait du progrès. Les lésions lichenifiées par le grattage et très prurigineuses des cuisses et des avant-bras s’estompent très nèttement. On pratique quelques injections d’entretien.
Le 25 octobre. — L'évolution favorable continue. Nous administrons encore de l’eau thermale par voie intra-dermique et intra-veineuse.
Le 28 octobre. — Le prurit a cessé. Les lésions suintantes des jambes sont complètement séchées.
. OBSERVATION N° :2 Mme R... Alexandrine, 64 aps.
Eczéma généralisé ancien.
La première poussée d’eczéma a eu lieu à 48 ans, à la suite d’une émotion ; elle était localisée aux mains et aux avant-bras et comportait beaucoup de suintement. Le traitement — auto-hémothérapie et pommades — l'avait fait disparaître pendant un temps.
En 1944, il y a une reprise aux mains et à la figure ; on avait ordonné l’hospitalisation à l'Hôpital St-Louis. Les traitements pratiqués alors ont des succès divers :
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, >: L4 l’auto-hémothérapie et les colorants exaspèrent les lé- , « RE ’ sions ; la pommade d'Alibour est un échec ; seul l'hyposulfène donne de bons résultats. .
En juin 1947. — La réapparition de l'eczéma s’effectue aux mains et au cou. L'hyposulfène ne donne alors rien. Les injections d'Euphoryl et l’auto-hémothérapie associée font äpparaître de la furonculose au mois d’août. L'eczéma apparaît au niveau des régions où l’on fait des compresses humides pour soigner cette folliculite.
Les antécédents de cette’ malade nous donnent les renseignements suivants : mariée, cette dame est veuve actuellement ; son mari est mort accidentellement. Sa fille n’a pas de passé pathologique.
Personnellement, elle est bien portante, elle est atteinte d’arthralgies diffuses, est nerveuse et constipée ; stigmates légers de neuro-arthritisme.
Les règles sont hypoménorrhéiques et non douloureuses.
Le 14 octobre 1947. — On administre 2 cm° d’eau de La Bourboule par voie intra-veineuse.
Le 25. — La malade revient nous voir après un traitement de pénicilline pour une furonculose des lèvres. Malgré l’interruption de ces quelques jours, l’état n’a - pas empiré ; l’amélioration s’est maintenue. Aujourd’hui, on lui administre 2 em° d’eau de La Bourboule par voie intra-veineuse et on lui fait également quelques