‹ Role Des Injections Intra-Dermiques D'Eau De La Bourboule Dans Les Dermatoses AnaphylactiquesChapitre 8 sur 14 · ANTÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

ANTÉCÉDENTS

A.P. — A présenté de l'asthme à l’âge de 30 ans. Elle a toujours de l'insuffisance hépatique et, de plus, du rhumatisme déformant.

Il y a deux ans on note une pneumonie qui a rétrocédé avec le traitement,

AH. — Elle ne garde aucun souvenir du passé pathologique de ses ascendants.

Cette malade, à été mariée deux fois. Au premier mariage elle a eu deux enfants qui sont bien portants. ACTUELLEMENT (23 septembre 1947).

L'affection se présente comme prurit généralisé avec tésion de grattage mais sans lichenification. On ne relève pas de rapport entre cette affection et la vie génitale de cette malade chez laquelle on note simplement quelques stigmates discrets de neuro-arthritisme : arthralgie, insuffisance hépatique,

DSK 7 MER

C'est ce jour que l’on pratique la première injection intra-veineuse d’eau de Choussy-Perrière.

Le 2 octobre. — La malade est revue aujourd’hui, on ne constate pas d’amélioralion de son prurit. On lui administre 2 cm’ d’eau de La Bourboule par voie intra- | veineuse.

l \ Le 4 octobre. — Le prurit a diminué légèrement de façon uniforme, mais il est des régions encore très prurigineuses. C'est à leur niveau que nous administrons de l’eau de La Bourboule par la voie intra-dermique, tout en cohtinuant les injections intra-veineuses (3 cm’ aujour-

d'hui). | |

Le 7 octobre. — La malade nous revient avec une atténuation légère de ses démangeaisons. On lui admimistre 3 cm’ d’eau de Choussy-Perrière par la voie intra-

veineuse.

Le 11 octobre. — L'amélioration se confirme. Nous

1 n lques papules intra-dermiques en injecpratiquons quelqt pap G ques, J tant de l’eau de La Bourboule (Choussy) dans certaines

régions plus particulièrement prurigineuses.

Le 14 octobre. —< Le prurit est an régression. Nous faisons une injection intra-veineuse de 2 cm° d’eau thermale et quelques injections intra-dermiques de la même

eau.

Le 25 octobre. — Cette malai'e habitant assez loin n’a pas pu continuer son traitement depuis onze jours (grève des transports). Pendant cette interruption le pru-

rit nocturne n'est pas revenu ; quelques sensations de démangeaison sont survenues au cours de la journée. Nous reprenons les injections intra-dermiques dans Ja région cervico-brachiale, avant-bras où le prurit est le

plus fort.

Le 28 octobre. — L'amélioration s’est maintenue, le prurit n'existe plus aujourd'hui.

JBSERVATION N° 7 : Mme G... Cécile, 62 ans.

Eczéma récidivant remontant à plus de 20 ans.

Est venue consulter à l'Hôpital Saint-Louis pour la première fois, en 19440, pour une poussée aiguë d’eczéma suintant et prurigineux localisé aux mains, aux avantbras, à la figure. La poussée a commencé, à cette date, au niveau des mains, par de l’eczéma suintant, et à côté d'elle subsistait un reliquat d’autres poussées antérieures d’eczéma sec, moins intenses que celle de 1940. Ces poussées datent de 1922 et 1924.

Le 20 décembre 1940, l’affec Bon est améhorée par l'Eosine à l'alcool et le baume Baissade au niveau de la figure que l'affection a gagnée. Les tests cutanés à la pâte de savon et au savon liquide, pratiqués à cette époque sont négatifs (la malade ayant accusé l’emploi d’un savon caustique dans son métier de typographe).

Le 1° février 1941, la malade est de nouveau hospita-

hsée à l'Hôpital Saint-Louis à l’occasion d’une nouvelle poussée d’eczéma aigu avec prédominance des lésions à la face, aux mains et aux cuisses.

Le traitement par le cristal violet et l'Eosine ne donne alors qu'une accalmie passagère.

Le 24 juin 1944. — Une nouvelle poussée d’eczéma apparaît surtout à la face interne des cuisses. On l’enravye momentanément par des pansements humides et l’autohémothérapie.

Le 6 décembre 1944, c'est une autre poussée d’eczéma qui apparaît encore : eczéma sec avec lichenification au niveau des plis interdigitaux. Elle présente des troubles unguéaux avec stries transversales partant dela matrice de l’ongle et remontant à la partie centrale. On administre avec succès, la Génésérine à raison de six conprimés par jour, puis la Bromocéïne, L'auto-hémothérapie vient ensuite compléter l'amélioration.

Le 19 décembre 1949. — La maladie reprend avec les mêmes localisations aux mains et aux avant-bras : on pratique une thérapeutique au Lacoderme, au goudron, à la Vitamine À ; puis, pendant l'été 1946, une cure thermale à La Roche-Posay ; tout cela avec amélioration.

Les lésions ne réapparaissent plus durant quatre mois, mais en fin 1946, l’eczéma papulo-vésiculeux réapparaît accompagné, cette fois, d’adénopathie axillaire sans périadénite ni hypertrophie splénique. On tente le traitement endocrinien sans succès. Le Cyclestrol ne donne aucune amélioration. Il en est de même de Ja thé-

Euro

rapeutique vitaminée B (Bécozyme-Roche) qui se montre

inefficace. ?

Telle se présente à nous l’histoire de cette malade avec cette dermatose récidivante, ayant subi sans succès toutes les thérapeutiques usuelles.

£ \ - Dans le passé de cette patiente, on ne relève pas de

troubles dysendocriniens. L'étude des antécédents héréditaires nous apprend que son père était rhumatisant et sa mère est morte, d’une pneumopathie, à 33 ans. Son frère (55 ans) a présenté des crises d'asthme dans sa jeunesse. |

Actuellement, l’eczxéma se présente sous une forme sèche, hyperkératosique, craquelée des mains, plis interdigitaux, des avant-bras empêchant tout travail et occasionnant un violent prurit nocturne.

Le :17 septembre 1947. — La première injection intra-veineuse d’eau de La Bourboule est effectuée en même temps que l’on pratique des injections intra-dermiques au niveau de la main et de l’avant-bras droit.

Le 19 septembre, — La malade nous revient avec une amélioration très nette de son prurit. Elle a recouvré le sommeil. On lui refait quelques papules dermiques d’eau de La Bourboule, à la hauteur des mains et des avantbras.

Le 24 septembre 1947. — Les lésions s’améliorent toujours. Elles sont toujours moins suintantes et moins

prurigineuses. On injecte encore dans le derme de cette région de l’eau thermale.

Le. 3 octobre. — L'amélioration continue. On pratique: quelques injections intra-dermiques d’eau de La Bourboule.

. Le 7 octobre. — Le prurit n’est plus réapparu. Quel-

ques vésicules d’eczéma sont encore visibles dans les plis digito-palmaires ; et au niveau du dos des mains. On injecte 2 cm’ d’eau de La Bourboule par voie intra-veineuse et l’on pratique également quelques papules intradermiques sur le dos des deux mains.

Le ro octobre. — Les lésions sont aujourd’hui stabilisées : le suintement est infime, la peau est devenue très souple. La sédation du prurit a permis à la malade de retrouver le sommeil et le calme. L'état général est toutefois assez mauvais ; la malade est d’ailleurs suivie dans un service de Médecine générale pour des arthralgies de la colonne lombaire. Aussi bien, devant sa demande de partir trois semaines à la campagne nous lui accordons ce repos.

M. G..., 84 ans : Intertrigo génital et prurit géné-

ralisé.

Le malade a présenté pour la première fois, en 1940, des lésions suintantes des plis génitaux et fessiérs, prurigineuses et donnant l'impression de lésions microbien-

SCAN + 4

nes. On lui avait ordonné à cette époque du dermacide, de l'alcool iodé et de la crème d'Alibour. Le suintement

est guéri en novembre de la même année.

Le prurit ne cesse pas et s'étend aux jambes. On arrive à l'améliorer par de l’hyposulfite de soude per os.

Le 13 janvier 1942, apparaît à nouveau l'intertrigo génital. On lui conseille l'emploi du savon dermacide et du cérat ichtyolé. L'affection persiste de longs mois. Cependant l'administration d'opogénine par voie mtramusculaire, l'ont amélioré.

Le 19 janvier 1943. Alors que l’intertrigo s'améliore, les brûlures locales persistent. On prescrit de nouveau de l'hyposulfite de soude per os.

Le 2 octobre 1947. — C'est actuellement un malade dans les antécédents duquel on ne relève pas d’antécé-

dents pathologiques importants. [a présenté des épisodes d’eczéma à plusieurs reprises : à 28 ans, à 42 ans et à

18 ans. Ce dernier nécessita son hospitalisation pendant plus de trois mois dans un hôpital militaire au début de la guerre de 1914.

[est marié ; sa femme est en bonne santé. Il a d’ailleurs des enfants et petits-enfants également bien por-

tants.

Le 2 octobre 1947. — On pratique quelques papules intra-dermiques in-situ d’eau de La Bourboule.

Le 4 octobre. — Le prurit a diminué dans la région

DUR te

des hanches et gouttières paravertébrales où l’on avait pratiqué les injections mais il persiste une démangeaison diffuse dans les autres régions.

On réitère les injections intra-dermiques aux points les plus prurigineux et on administre deux centimètres cubes d’eau de La Bourboule par voie intra-veineuse.

Le. 9 octobre. — Le malade est amélioré ; les démangeaisons se sont dissipées : on pratique de nouveau quelques papules intra-dermiques en injectant de l’eau de La Bourboule et on injecte également deux centimètres cubes de la même eau par voie intra-veineuse.

Le 11 octobre. — La même amélioration persiste ; on continue la même thérapeutique.

Le 14 octobre. — On note un mieux très sensible et le malade se prête très volontiers à une nouvelle série d’injections intra-dermiques : région lombaire, souscostales (bord inférieur des fausses côtes).

Le 18 octobre. — Le prurit est toujours en régression. On pratique quelques injections intra-dermiques d’eau de La Bourboule : gouttières para-vertébrales, crè-

tes iliaques.

Le 21 octobre. — Les sensations prurigineuses sont toujours très atténuées. On continue les injections imtra-

dermiques dans les mêmes régions.

Le 25 octobre. — Le prurit est complètement arrêté , LR . r 3 :

on ne trouve plus aucune lésion cutanée quelle qu’elle

soit. On cesse le traitement.

La ÀG

M. M... 58 ans.

S$ r r SET \ | SAT. Prurit généralisé après gale datant de un an. Antécédents : marié sans enfant ; ses frères n’ont pas eu d’an-

técédent de neuro-arthritisme.

Chez lui on relève, à l’âge de trente ans, le début d'un asthme à poussées diurnes qui a duré de nombreuses années et puis suivi de bronchite chronique.

A l’âge de 45 ans, à la suite d’un amaigrissement de plusieurs kïlos, on a diagnostiqué chez lui une ptose gastrique qui a nécessité le port constant d’une ceinture.

C'est le: 29 octobre 1946 que ce malade aurait contracté une gale qui s’est infectée. Des éruptions, au niveau de la ceinture et du gland, à type d’eczéma, ont été traitées par la pommade Apsora, jusqu’au 5 novembre. À ce moment il ne reste plus que quelques démangeaisons, la nuit surtout et ceci dans la région des aisselles.

. Le 28 mai 1947. — On institue un traitement de dix injections d’auto-hémothérapie associées à l’opogénine ; et ensuite des injections -intra-musculaires d’opogénine seule. Ce traitement a donné de bons résultats.

Mais le 4 octobre 1947, le malade revient à cause de son pruril qui.est diffus, généralisé à tout le corps avec prédominance au niveau des aisselles des hanches. On institue des injections intra-dermiques d'eau de La Bourboule in-situ.

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