‹ Rôle du pH urinaire dans le traitement de la blennorragie aiguëChapitre 12 sur 16 · I. — Vaccinothérapie · texte numérisé non relu

I. — Vaccinothérapie

OBSERVATION I

L... T..…., électricien, 23 ans. Première blennorragie datant de cinq jours.

Examen clinique. — Pas de phimosis, méat normal, urines troubles dans les deux premiers verres.

Examen bactérilogique. — Polynucléaires abondants,

nombreux gonocoques intra et extracellulaires.

PH urinaire avec réactif de Guillaumin, couleur rouge crevette. PH : 5.

Traitement. — Le trouble des deux premiers verres et la valeur du pH nous ont fait choisir la vaccinothérapie (vaccin et technique de Demonchy), médication acidigène X gouttes d’'Hcl aux deux principaux repas.

TU

Deux jours après, pH : 4,5. Le quatrième jour, on remplace l’Hcl par XV gouttes d'acide phosphorique, deux fois par jour. ;

A la fin de la vaccinothérapie : premier verre louche et quelques filaments ; deuxième verre clair. Quelques lavages d’argyrol sont ordonnés.

Le vingt-cinquième jour : urines claires, rares filaments muqueux dans le premier verre. Les épreuves au nitrate d'argent et à la bière nous assurent de la guérison.

Examen bactériologique, des urines, des filaments ; pas de gonocoques.

En moins d’un mois le malade était guéri, sans avoir interrompu son travail, sans aucune complication.

OBSERVATION II

B... D.., 32 ans. Vieux récidiviste, écoulement abondant. À l'interrogation, le malade a toujours eu une goutte matinale depuis sa dernière blennorragie, qui remonte à quatre mois. Nous pensons à un réveil de cette blennorragie mal soignée.

Examen clinique. — Phimosis assez marqué ne laissant que peu du gland à découvert. Urines troubles dans les deux premiers verres, filaments dans le troisième verre.

Examen bactériologique. — Présence de nombreux polynucléaires et de nombreux gonocoques qui sont presque tous extracellulaires.

PH urinaire. — Coloration rose jaune au réactif de Guillaumin. PH : 5,4.

Traitement. — En raison de l’ancienneté de la blennor-

ragie, de l’acuité de ce réveil, de l’uréthrite totale et de la tendance légèrement acide du pH, nous instituons la vaccinothérapie.

Médication acidigène : XV gouttes d'Hcl aux deux repas. Trois jour après, pH: 4,6; nous remplaçons l’Hcl par XX gouttes d’acide phosphorique, deux fois par jour.

er —

À la fin de la vaccinothérapie, les trois verres sont clairs, mais présence de filaments lourds, non muqueux dans le preimer verre, et de filaments petits, trapus dans le deuxième verre, indiquant une atteinte de l’urèthre postérieur et de la prostate. On établit le traitement de la blennorragie chronique.

La médication acidigène, dans ce cas, a réduit l’état aigu à une dizaine de jours et a, sinon amélioré, du moins empêché l’aggravation de l’uréthrite postérieure et de la prostatite.

L'examen bactériologique nous montre de très rares gonocoques associés à de nombreux microbes ; principalement : gros diplocoques et staphylocoques. Présence de polynucléaires et de quelques cellules épithéliales.

OBSERVATION III

P... M.., garçon de café, 27 ans. Première blennorragie datant de huit jours.

Examen clinique. — Méat normal, pas de phimosis, urines troubles dans les deux premiers verres.

Examen microscopique. — Présence de nombreux poly-

nucléaires et de nombreux gonocoques intra et extracellulaires.

PH urinaires : avec réactif de Guillaumin, couleur rouge crevette, pH : 5.

Traitement. — Le malade accuse de violentes brûlures à la miction, le pH est faible ; on institue donc pour ces raisons la vaccinothérapie (vaccin et technique de Demonchy).

Médication acidigène : V gouttes d’'Hcl aux deux principaux repas.

Deux jours après, pH: 4,6; on remplace l'Hcl par X gouttes d’acide phosphorique, deux fois par jour.

A la fin de la vaccinothérapie, premier verre louche, avec

LABS —

quelques filaments dans le second verre. Quelques lavages au Protargol à 1 %0 sont conseillés.

La quatrième semaine : urines claires dans les trois verres. Filaments muqueux dans le premier verre.

Guérison contrôlée par l'épreuve du nitrate d'argent et de la bière.

Examen bactériologique du mucus uréthral. — Pas de gonocoques. Présence de très rares polynucléaires et de cellules épithéliales.

IT. — Grands lavages

OBSERVATION I

M... O.., 28 ans. Première blennorragie datant de huit

jours.

Examen clinique. — Méat normal, urines troubles dans les deux premiers verres.

Examen bactériologique. — Présence de nombreux gonocoques intra et extracellulaires.

PH urinaire. — Couleur vert franc, avec réactif de Guillaumin. PH: 7:

Traitement. — La conditon sociale du malade nous oblige

à ordonner uniquement les grands lavages, à dose faible, eu nitrate d'argent à 0,20 %0 et Protargol à 1 %0o alternativement.

Médication acidigène : XV gouttes d'Hcl aux deux repas.

Quatre jours après, pH: 4.5 ; nous remplaçons l'Hcl par XXV gouttes d'acide phosphorique deux fois par jour.

Troisième semaine : Urines claires dans les trois verres. Rares filaments muqueux dans le premier verre.

La guérison est obtenue en moins de quatre semaines.

À l'examen microscopique du mucus uréthral, point de gonocoque.

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