ACCIDENTS ET INCIDENTS
Aucun accident n’est survenu au cours de nos nombreuses expériences. Cette thérapeutique est sans danger en respectant les doses que nous venons d’indiquer.
Nous savons très bien que lorsque de l’acide chlorhydrique est ingéré en quantité excessive, le rein répond par l'émission de phosphates acides ; ce sont les phosphates qui sont en quelque sorte délégués par l’organisme pour le rejet d'ions acides en excès. Il pourrait en résulter un appauvrissement de l'organisme en phosphates, une véritable déminéralisation, dont les os feraient les frais.
Cet accident ne peut pas survenir si l’on suit notre technique : l’acide chlorhydrique au début ; si même les doses sont un peu fortes, elles ne sont pas appliquées assez longtemps pour être nusisibles.
L’acide phosphorique, par la suite, ravitaillera l’organisme en ions phosphoriques dont il pourrait avoir besoin, si par hasard la dose utile était dépassée et si un excès d'acide devait être éliminé.
Donc, il n’y a rien à craindre d’une prescription trop longtemps suivie ou mal comprise.
Les inconvénients sont presque nuls. Cependant le malade peut se plaindre que l’absorption d’Hel lui est désagréable et presque inacceptable pour le palais et pour l’estomac. Le praticien peut aisément changer de médicament.
Actuellement certaines spécialités d’un goût agréable sont d’un emploi pratique.
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CoNTRE-INDICATIONS
Nous n'avons trouvé aucune contre-indication au cours des divers essais thérapeutiques pratiqués par nous.
Un seul mode de traitement de la blennorragie aiguë est en opposition avec la médication acidigène.
C'est la thérapeutique de nos anciens maîtres vénéréologues : « Laisser l'écoulement suivre sa marche » et ordonner des alcalins.
Cette vieille méthode n'a presque plus de partisans et a été remplacée avantageusement par la méthode des grands lavages, vaccinothérapie, etc.
Nombre de vénéréologues, partisans des grands lavages, reconnaissent cette influence bienfaitrice des alcalins et les administrent à leurs malades qui ne peuvent pas supporter les grands lavages.
Personnellement, avant nos recherches sur le pH urinaire, nous indiquions à certains malades à l’état suraigu, une formule voisine de celle de Balzer :
Bicarbonate de soude........ 40 er.
Salicylate de soude....... 2 URLS
(Faire dissoudre dans 1 litre d’eau et boire dans la journée.)
Rappelons-nous cependant que 10 à 15 grammes de bicarbonate de soude sont suffisants pour élever d’une façon sensible le pH urinaire ; 40 grammes doivent nous donner des urines à tendance très alcaline.
Cette ancienne méthode est l’opposé de ce que nous avons recherché.
Cependant les méthodes nouvelles ont prévalu sur
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l’ancienne sur de nombreux points. D'autre part, nous avons résolu précédemment la question de l’irritabilité de la muqueuse uréthrale par la recherche du pH urinaire au début de l'affection.
b) Régime
Nous indiquons habituellement les prescriptions courantes :
Pas d'alcool, pas de bière ; et pour éviter le réveil impérieux du sens génital, pas de mets très épicés.
Pas de sport, principalement pas de bicyclette et de motocyclette. Eviter la station debout prolongée et les longues marches.
Cependant, conformément aux résultats de notre étude, nous conseillons au blennoragien de s’abstenir de tout ce qui pourrait augmenter l’alcalinité de ses urines.
En conséquence, le malade ne doit pas faire usage d'eaux minérales alcalines et ne doit pas suivre un régime trop végétarien.
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