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sisler à acquérir les connaissances qui doivent servir dans tout ie reste de la vie; celles qui vont à l'entretien de lexistence. aux affaires les plus communes et au fondement de la société civile, doivent tenir le premier rang après celles qui regardent l'homme en lui-même et qui servent directement à perfectionner l'àme et
le corps Vue fois sortis du collège, les jeunes gens ne vivront
ni eu l'air, ni parmi les astres, moins encore dans les espaces imaginaires '; ils vivront sur la terre, dans ce bas monde, tel (juil est aujourdliui, et dans ce siècle si corrompu. Il faut donc qu'ils connaissent la terre qu'ils habitent, le pain qu'ils mangent, les animaux qui les servent et surtout les hommes avec (jui ils doivent vivre, et qu'ils ne s'imaginent pas que c'est s'abaisser que de considérer tout ce qui les environne. » Suivent les conseils qu'il donne et que l'on ne saurait trop mettre en pratique; en cela il est un novateur d'autant plus digne de louanges qu'il n'a de son temps aucun imitateur parmi les nombreux auteurs qui ont écrit pour la noblesse.
N'oublions pas que Fleury était un jurisconsulte, un avocat, avant d'être prêtre et précepteur d'enfants appartenant aux familles princièrcs. Aussi parmi les premières connaissam-es nécessaires, indispensables à tous, placc-t-il la jurispiihlencc. ({u'il conseille d'enseigner aux élèves de treize ou quatorze ans -. I*ar jurisprudence il n'entend pas cette ('tude si longue et si (liflicile (pii embrasse la connaissance non seulement de toutes les lois d'un pays, mais de tout ce qui sert à les inti'rpréter. Il ne (b'signe ici (|ue ce (|ue (•lia(pie particulier est obligé de savoir polir conserver son liien. cl ne rien faire conlre les lois, lîeiluile a ces connaissances, la jurispi'udence ii est i)lus un épou\anlail et l'on conçoit (|u'elle eoiilriliue à la solidité et à la droiture ilu jilgenienl. cIiom- iiii|inrl;ili le. cipilale, car (7 /'",'/ n fjn»' ti>>p ''«' hrl esiiril (liins Ir nin/ii/,\ dit l'Ieinv. '/ >i'i/ nitra j'inuiis iiss''Z ih' /ion sens ^.
Mais la jiiii>|iiiiileiice ne siiflit i)as aux enfants do (|ualité ; la /'tililiiinr i\n\\ encore faire iiartie des (•oiinaissances néc«'ssaires (in'ils (ioi\eiil aei|ii(''i-ii- ''. il est vrai ipie les jeunes gens dont