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propose pas l'élude comme étant nécessaire '( parce que, dit-il ', on peut, sans être éloquent, être un iiomme de bien et même être habile jusqu'à un certain point, et (|ue rélotjuencc dépend pour le moins autant du naturel que de l'étude. ))
Les règles générales de la rhétorique ne sont cependant pas inutiles, mais ce qui sert encore plus que les règles c'est d'entendre et de lire de bons discours. Rabelais n'employait pas d'autre méthode pour rendre disert Gargantua, son élève. « Il allait ouyr les leçons publiques, les actes solennelz, les déclamateurs, les plaidoyez des gentilz advocatz, les concions des preselieurs évangéli(iues -. w
Fénelon en usait de même pour l'éducation du duc de Bourgogne, à qui il donnait peu de préceptes de rhétorique, mais de nombreux et bons modèles à lire et à imiter, les regardant comme suffisants pour l'instruire en élo([uence.
Au nonihi'c (les (Hudcs utiles — et c'est là un progrès immense dont il a [)ris l'initiative — Fleury met l'histoire, la géographie et surtout l'histoire de Fi'ance si négligée juscpi'alors. (( C'est dès l'enfance, dit il •', (|u'il faut poser les fond(Mnents de cette étude. On commencera par les faits les plus mar([uants. les plus intéressants, dont l'attrait sera encore augmenté [)ar des médailles,
des estampes Tn homme de condition médiocre a besoin de
peu d'histoire; celui qui a [)art aux affaires publiques en doit savoir beaucoup plus*; et un prince (on voit ([u'il vise spt'-cia lement les gens de (|ualil('') n'en saurait trop savoir. L'histoire de son pays iloil lui r\\-r |)nrticnlièi'em(Mit familière ainsi ipie
celle des pays ('li'a n!4(is !(■< pins proches le voudrais qiit>
cha(|iK' seigneur sùl hicn I histoire de sa famille et que chaiiue ouvrier sùl mi(Mi\ celle de sa province et de sa ville que du reste'. »
La géographie, auxiliaire indispensable de l'histoire, n'est pas nominalivemenl iiiili(|nir dans le chapitre concernant l'hisloii'c, mais il es! à croiie (pie l'anlein' la conqu-enail dans cette étude.